Les clés de la mémoire

Cette semaine, je partage des informations autour de plusieurs conférences qui ont eu lieu à l’Université de Genève.

Résumé de la première conférence intitulée « les clefs de la mémoire » dans le cadre de la semaine du cerveau (14-18 mars 2016) :

Vidéos disponibles sur www.semaineducerveau.ch

Première partie de la conférence par le professeur Alexandre Pouget, neurobiologiste (Département des Neurosciences Fondamentales, Université de Genève).

Seconde partie de la conférence par le professeur Martial Van Der Linden (psychologue) (Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education, Université de Genève).

A titre d’information, cet article constitue de simples notes de cours et ce résumé n’a donc pas la prétention d’être exhaustif par rapport à l’ensemble du contenu qui a été abordé durant cette conférence.

Mémoire synaptique

Avec la mémoire, nous touchons à l’essence de l’individu. Films à voir sur la mémoire : Blade runner, The final cut (androïdes à qui l’on implante des souvenirs) ; Memento et Eternal Sunshine of the spotless mind.

Mémoire et perception

La mémoire est centrale au sens de l’identité mais elle est aussi absolument fondamentale pour la perception. Sans mémoire, il n’y a pas de perception.

Lorsque nous regardons devant nous une scène et que nous analysons cette dernière, nous n’avons aucun problème à reconnaître qu’il y a des être humains assis sur des fauteuils, dans un auditoire devant un écran de projection (ne demande aucun effort). Les calculs en jeu dans ce genre de situation sont extrêmement complexes et la seule raison pour laquelle nous pouvons interpréter l’image que nous voyons à un moment donné s’explique par le fait que durant notre enfance, nous avons fait l’expérience des images visuelles. Nous avons appris que les images que nous voyons sont composées d’objets et ayant une identité, une apparence etc. C’est cette connaissance stockée dans notre mémoire qui va nous permettre d’interpréter les nouvelles images auxquelles nous sommes confrontés. Sans cette expérience de départ, sans cette mémoire, une image n’aurait aucun sens.

Exemple de Mickal May: Problème de cornée (devenu aveugle à l’âge de 2-3 ans).

Malgré sa cécité, il a obtenu le record mondial de descente à ski.

A l’âge de 40 ans, un chirurgien lui propose de lui greffer une cornée pour retrouver la vue. Il a accepté mais il a été très déçu car il était incapable de percevoir quoi que ce soit. Le cerveau est moins plastique lorsque nous sommes adulte. Son cerveau n’a pas été capable de réapprendre à voir, ce qu’il voit est extrêmement rudimentaire. Lorsqu’il fait du business, il se couvre les yeux car il préfère être dans le noir et ne pas être distrait par ces images qu’il n’arrive pas à interpréter. Livre qu’il a écrit : Crashing through « The extroardinary true story of the man who dared to see » de Robert Kurson.

Mémoire et douleur

Ce qui est vrai pour la perception en général est vrai pour certains types de perceptions telle que le douleur. Elle n’a de véritable signification que si l’on a une mémoire de la douleur. C’est le cas d’une opération chirurgicale qui où le chirurgien injecte un anesthésiant qui nous bloque totalement la mémoire et où nous sommes incapable de nous souvenir de quoi que ce soit durant l’opération. Elle nous paralyse mais ne bloque pas les centres de la douleur. Nous allons sentir tous les coups de bistouris mais une fois que l’anesthésie sera terminée nous n’allons pas nous rappeler et nous allons penser que tout c’est bien passé en croyant les dires du chirurgien car nous n’auront aucun souvenir de ce qui se sera passé (douleur). Donc nous pouvons constater que sans mémoire il n’y a pas de douleur.

Le moment de la naissance n’est pas une partie de plaisir. La tête du bébé est soumise à des pressions épouvantables et quand cela se passe mal, les médecins sont obligés d’utiliser des outils pour « arracher » le bébé au ventre de sa mère. Ce sont des douleurs incomparables pour le bébé. Par ailleurs, le centre de la mémoire n’est pas encore actif (pas à maturité), donc nous ne nous souvenons pas de ce moment là, fort heureusement 😉

Mémoire et neurones

Mémoire importante pour le sens de notre identité mais aussi pour la perception en général.

Le cerveau humain est un énorme réseau de neurones, environ 70 à 100 milliards de neurones dans un cerveau humain. Cela correspond à peu près au nombre d’étoiles dans la voie lactée !

Les neurones sont connectés les uns avec les autres avec 1000 à 10000 connections par neurone de telle sorte que dans le cerveau, c’est un nombre incalculable de câbles, plus exactement de l’ordre de 100 000 milliards de connections… Cette connexion relie entre eux des neurones. Les signaux se propagent le long de l’axome et l’on a des contacts entre les neurones qui se font au niveau de la synapse. Lorsque l’on effectue un zoom sur la synapse, nous avons un terminal pré-synaptique (axone) et de l’autre coté un terminal post-synaptique (epine dendritique).

Je vous laisse le soin de regarder la suite via le lien de la vidéo si vous souhaitez approfondir le sujet (cela sera plus simple de suivre en vidéo car les informations deviennent plus techniques).

Mémoire et synapses :

La où nos mémoires sont stockées dans les synapses.

Aussi l’endroit où nous effectuons des calculs.

Reconnaissance d’objets

Dans le cerveau c’est le poids synaptique (valeur des synapses) qui détermine quel est le calcul qui va être fait par le système.

Capable d’entraîner des réseaux de neurones pour qu’ils soient capables de reconnaître des images.

Reconnaissance des nombres

Jeu de go : Compétition entre un ordinateur et le meilleur joueur de go au monde.

L’ordinateur a gagné. Utilise des réseaux de neurones qui détermine la meilleure configuration pour le projet mouvement de l’ordinateur. Va envahir toutes les machines, révolution absolue.

Reconnaissance d’artistes

Entraînement d’un réseau de neurones capable de reconnaître des artistes. Une fois le réseau entraîné, possibilité de lui donner une image et lui la faire transformer en style Kandinsky ou Van Gogh par exemple.

Conclusion : La mémoire centrale constitue l’identité des individus car sans mémoire, il n’y a pas de perception.  Toutes ces mémoires sont stockées dans les synapses.

Ajuster les synapses lors de nouveaux apprentissages pour essayer d’enregistrer toute l’information nouvelle.

Les champions du monde de mémorisation obtiennent d’ailleurs des résultats impressionnants quant à la vitesse à laquelle ils parviennent à mémoriser de nouvelles informations. Or quant ça rentre par une oreille et que ça sort de l’autre… il est temps de mettre en place une vraie stratégie de mémorisation. Olivier Chatelain, enseignant spécialisé, nous explique quelle est la bonne approche.

Cliquez ici pour découvrir les stratégies des athlètes de la mémoire :

Pour voir directement la méthode cliquez ici :

Seconde partie de la conférence : Professeur Martial Van Der Linden (psychologue)

Les multiples expressions de la mémoire et leurs relations avec l’identité.

1er temps : différentes manifestations de la mémoire mais on devrait parler des mémoires.

2ème temps : Mémoire et identité constituent les 2 phases d’une même pièce. Ce n’est pas un enregistreur passif qui stocke des choses proches du réel. Mémoire farcie de faux souvenirs en fonction de notre identité, de nos croyances, de nos valeurs et de nos buts.

Les différentes dimensions de la mémoire :

Mémoire à court terme (mémoire de travail) : mémoire qui nous permet de stocker temporairement une information (ex. numéro de téléphone, commande, établir mentalement une addition).

Mémoire à long terme :

▪                mémoire épisodique

=> se souvenir de la conversation d’un client la veille. Garder les souvenirs personnellement vécus. Permet de revivre ce que l’on a vécu.

▪                mémoire sémantique

=> connaissance générale que l’on a sur le monde. Sémantique des bières.

▪                mémoire perceptive

=> va stocker la forme des objets, des visages, des mots et pas leur signification.

▪                mémoire procédurale

▪                mémoire qui va permettre d’automatiser une série de procédures (apprendre à rouler une bicyclette).

 

Ces systèmes de mémoire ont une certaine indépendance, ils sont en relation mais ils sont aussi indépendants. Une lésion cérébrale peut perturber certains systèmes et pas d’autres.

Syndrome amnésique : patients qui ont des lésions bilatérales au niveau des hippocampes. Personnes qui ont un QI normal, mais trouble massif de la mémoire épisodique (oubli à mesure). Ne peut pas récupérer les événements personnellement vécus.

Capacités préservées

▪                mémoire à court terme normale

▪                mémoire procédurale normale

▪                mémoire perceptive normale

▪                mémoire sémantique : débat ?

 

Ex. ne pas se souvenir avec qui on a appris à utiliser un traitement de texte, un ordinateur mais savoir l’utiliser. Oublier 5 minutes après ce qui a été lu, ou vu.

Donc certains systèmes de mémoires peuvent être affectés et d’autres préservés.

La mémoire des événements personnels n’est pas un enregistreur passif, c’est un processus constructif (même événement vécu peut être vécu différemment). On sélectionne ce que l’on va mettre en mémoire. Notre mémoire est farcie de faux souvenirs.

– Seuls sont maintenus aisément accessibles les souvenirs des événements personnels qui sont en lien avec nos buts, nos valeurs et nos croyances.

Les souvenirs d’événements personnels ne constituent pas une représentation parfaitement exacte de la réalité.

▪                nous mettons et récupérons en mémoire les aspects d’un événement qui correspondent au mieux à la conception que nous avons de nous-mêmes ou du monde.

▪                Les souvenirs peuvent être déformés afin d’être davantage en phase avec nos valeurs et nos croyances.

 

Anxiété sociale :

▪                peur intense des situations sociales

▪                les personnes redoutent d’être mal perçues par les autres

 

Les anxieux sociaux se souviennent essentiellement de leur réaction à eux (qu’ils ont trébuché, qu’ils ont bafoué, qu’ils transpiraient etc) et ils ne prennent pas dans leurs souvenirs le fait que ça se soit bien passé. Donc le lendemain, ils se souviennent du négatif et non du positif pris dans l’environnement. Ne fait que renforcer la croyance selon laquelle la situation sociale est négative.

Les souvenirs des situations sociales contiennent davantage d’aspects en lien avec les personnes anxieuses elles-mêmes plutôt qu’avec l’environnement social externe.

▪                ce qui maintient et renforce les croyances négatives concernant les situations sociales

 

Deux exigences contradictoires (pour la mémoire épisodique) :

▪                correspondance : le souvenir doit correspondre à l’expérience vécue (être proche de la réalité)

▪                nécessaire pour les buts à court terme

▪                cohérence : on doit avoir aisément accès aux souvenirs qui correspondent à nos buts à long terme et à nos valeurs.

Self-Memory System (SMS ; Conway, 2005)

Gestion des buts = mémoire épisodique = identité

Gestion des buts

▪                un standard (un idéal)

▪                établissement de priorité et d’une séquence ordonnées d’actions

Organisation du « présent psychologique » : des moments psychologiques

▪                un moment psychologique est définit par l’installation d’un but (du début et à la fin)

 

Le moment psychologique entre automatiquement en mémoire épisodique (souvenir épisodique).

Ex. brossage de dents => accès sous forme d’image mentale. Essayer de récupérer le trajet etc. Multitude de moments psychologiques. Fonction de correspondance 4, 5, 6 jours. Détails sensoriels etc.

Souvenir épisodique :

Contient des détails sensoriels, perceptifs, cognitifs, et affectifs

Contient des images mentales

Permet de revivre le passé mais aussi de se projeter dans le futur ; cf la conférence d’Arnaud d’Argembeau).

Concerne des périodes de vie assez courtes (secondes, minutes, heures).

▪                enregistrement des buts à court terme (durées définie par un changement de but).

 

Souvenirs

Beaucoup de souvenirs épisodiques sont créées dans une journée, mais beaucoup deviendront difficilement accessible au bout de quelques jours

▪                ils ne sont pas perdus mais restent disponibles à un niveau plus inconscient ?

▪                ils peuvent être récupérés involontairement : le moment « proustien ».

 

…. et dès que j’ai eu reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (…), aussitôt la vieille maison grise, sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s’appliquer au petit réveillon…

Liens entre mémoire épisodique et identité.

Les souvenirs qui resteront accessibles de façon durable sont ceux qui auront été mis en lien avec l’identité.

▪                avec les connaissances sémantiques que nous avons sur nous-mêmes (buts, valeurs, croyances)

▪                avec les périodes de vie et d’événements généraux

 

L’accès intentionnel à un souvenir début généralement par l’identification d’une période de vie ou d’événements généraux.

▪                les souvenirs relatifs à certaines périodes de notre vie peuvent ne plus être accessibles, car nos buts et nos valeurs ont entre temps changé.

Une vie sans sens et sans but affecte la mémoire des événements personnels.

Souvenirs définissant le soi

 Durant une promenade avec quelqu’un que vous aimez bien,

▪                vous vous engagez tous les deux à faire comprendre à l’autre qui vous êtes réellement, votre « vrai moi ».

▪                vous décrivez plusieurs souvenirs dont vous estimez qu’ils expriment bien comment vous en êtes arrivés à devenir la personne que vous êtes maintenant.

 

Souvenirs définissant le soi

▪                Avoir au moins 1 an

▪                Un événement de votre vie dont vous pouvez vous souvenir très clairement et que vous paraît encore important après y avoir réfléchi

▪                Un souvenir concernant un thème, un but, une préoccupation, un conflit important dans votre vie.

▪                Un souvenir qui peut être positif ou négatif

▪                Un souvenir auquel vous avez pensé beaucoup de fois ; il est familier, comme une chanson (triste ou gaie) apprise par cœur.

Souvenir définissant le soi intégré et raisonnement autobiographique

▪                recul par rapport à un événement décrit, évaluation de l’importance et de la signification du souvenir pour l’identité ou la vie en général

▪                une leçon de l’événement ; prendre conscience de quelque chose

 

Souvenir définissant le soi non intégré

▪                descriptions d’événements sans l’apport d’une signification, d’un lien avec l’identité

▪                les personnes ayant reçu un diagnostic de schizophrénie ont beaucoup de souvenirs définissant le soi peut intégrés.

 

Self memory system : une dissociation chez un patient amnésique

Conway et loveday (2010) : patient CR

– Incapable d’avoir accès intentionnellement aux épisodes vécus

– Accès possible à ces épisodes si des indices adéquats sont fournis (obtenus via une caméra placée sur la poitrine de la personne).

– pas de connexions entre la mémoire épisodique et l’identité ?

Apprendre à mémoriser : la stratégie des athlètes de la mémoire

Si vous avez des enfants ou des élèves en difficulté avec les tables, les terminaisons de conjugaison, l’orthographe des mots…   alors vous savez quel calvaire cela peut être pour eux. Et aussi pour vous…
Mais comment faire quand « ça rentre par une oreille et que ça ressort de l’autre » ?

Améliorer sa mémoire

Voici une approche de remédiation originale et tres efficace.

Cliquez ici pour voir la vidéo

Vous découvrirez une stratégie de mémorisation qui se base sur les techniques mentales utilisées par … les champions du monde de mémorisation rapide. Oui, il y a vraiment des championnats du monde pour cela.

J’ai interviewé Matthieu, professeur des écoles spécialisé dans les techniques de mémorisation. Il nous explique comment il a découvert cette stratégie de gestion mentale toute simple, et comment il l’a appliquée auprès de ses élèves.
Matthieu partage ici le fonctionnement de cette technique. Il va nous montrer comment l’utiliser avec vos enfants ou vos élèves.

Cliquez ici pour découvrir cette stratégie des athlètes de la mémoire

 

Comment donner à l’enfant envie d’obéir ?

Lorsque les enfants font des bêtises, ils cherchent à attirer l’attention sur eux ou à entrer dans un jeu d’affrontement avec l’adulte très souvent.

Il s’agit alors déjà de supprimer dans la mesure du possible les tentations et de ne pas intervenir immédiatement (pour les choses qui ne mettent bien entendu pas l’enfant en danger). Lorsqu’un enfant de 18 mois fait tomber une pile de livres à son grand frère ou lui déchire un dessin par exemple, au lieu de réagir immédiatement en montrer sa désaprobation, mais simplement demander à l’enfant de ramasser et de réparer sa bêtise et s’il ne le fait pas, ne plus lui accorder de l’attention.

L’enfant sera ainsi contraint d’abandonner puisque l’adulte ne rentrera plus dans son jeu d’affrontement. Pire, il n’aura plus d’attention qui lui sera momentanément accordée. Cela mettra un peu de temps pour que l’enfant change son comportement et comprenne cela.

Lorsqu’un enfant fait une succession de bêtises, il s’agit d’évoquer ses progrès et ses bons comportements afin qu’il sente qu’on apprécie particulièrement ces derniers chez lui.

Si l’enfant part en courant, il ne faut surtout pas lui courir après s’il refuse une des demandes de l’adulte (car cela l’amusera et il le reproduira alors ;). Une fois qu’il s’arrête, le prendre par la main, nous baisser et le regarder droit dans les yeux et renouveller la demande.

S’il crie, il est préférable que l’adulte s’arrête de parler et garde un visage neutre en attendant que l’enfant se calme. Il s’agira ensuite de renouveller la demande à l’identique lorsqu’il se sera calmé.

Lors des demandes de l’enfant, il s’agit également de lui apprendre à tolérer des délais, c’est-à-dire de ne pas habituer l’enfant à venir tout de suite lorsqu’il le demande mais à le faire patienter un peu en lui expliquant qu’on est occupé et que l’on viendra dès que l’on aura terminé, à condition qu’il ne nous rappelle pas (délais de quelques minutes dans un premier temps pour un enfant de 3 ans par exemple). Puis le féliciter ensuite.

A l’inverse, lorsque l’adulte demande quelque chose à un enfant de 3 ans, par exemple d’arrêter un jeu pour aller faire quelque chose, il doit habituer l’enfant à le faire tout de suite à la première demande et que ça devienne naturel pour lui. Les enfants cernent rapidement votre tolérance et jusqu’à où ils peuvent aller.

Dans un premier temps, pour l’habituer à obéir à la première demande et tout de suite, il s’agit de l’amener à des situations agréables, par exemple quitter un jeu pour aller goûter (mousse au chocolat comme petite suprise dans un 1er temps). L’adulte doit montrer à l’enfant dans son attitude verbale et non verbale qu’il est déterminé et qu’il ne changera pas d’avis.

Comme nous l’avons déjà vu dans l’article « l’encouragement plutôt que l’interdiction », il s’agit d’offrir à l’enfant des choix pour l’aider à obéir. Le faire choisir par exemple ses habits pour le lendemain s’il peine à s’habiller le matin. S’il refuse de s’habiller, lui signifier qu’il est fautif et qu’on va l’accompagner à l’école en pyjama car nous n’avons pas eu non plus le temps de s’habiller. Cela fera réagir l’enfant qui alors s’habillera bien plus vite ! 😉

L’encouragement plutôt que l’interdiction

Lorsqu’un enfant désobéit de manière systématique, il est nécessaire de ne pas ajouter encore davantage d’interdits.

Les règles doivent bien entendu être adaptées à l’âge de votre enfant pour bien qu’il les comprenne. Plus l’enfant est petit et moins elles devront être nombreuses, au risque de ne pas fonctionner.

Vers l’âge de 2-3 ans, l’enfant prend conscience de ses limites et cela le frustre. Les longues explications sont à bannir car elles sont difficilement assimilables.

Vers l’âge de 6-7 ans, l’enfant apprécie particulièrement qu’on reconnaisse ses efforts et les encouragements le motive pour perséverer. Toutefois, c’est également le cas vers l’âge de 3 ans. L’encouragement d’un bon comportement encorage souvent l’enfant à poursuivre dans la bonne voie.

Lorsqu’un enfant de 15 mois commet un interdit comme toucher aux boutons d’interrupteurs par exemple. Il s’agit de lui dire calmement mais de manière ferme et claire ce que l’on attend de lui comme « Tu ne dois pas toucher à l’interrupteur », sans donner d’explications puis le distraire de son but en lui proposant autre chose comme explorer des enveloppes contenant des images par exemple. Il en sera ravi et en oubliera l’interrupteur 😉

Tous les enfants ont besoin de se confronter à l’autorité pour grandir et développer leur autonomie. Ils ne font donc pas cela pour nous embêter mais sont en quête d’affirmation et d’indépendance.

Il s’agit donc de veiller à être cohérents et constants dans les demandes adressées à l’enfant. La cohérence et la constance signifient de ne pas céder de temps à autre à son mauvais comportement en lui accordant finalement quelque chose qui lui avait été refusé au départ, car il assimilera alors que ses « explosions de colère » sont récompensées et lui donneront envie de les répéter.

Première chose à faire que vous pouvez faire pour aider un enfant à surmonter son comportement lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veux, se jette par terre etc. est de ne pas montrer que sa réaction vous affecte (positivement et négativement, l’ignorer peut être une bonne solution), au risque de faire persister sa crise.

Le fait de crier, hurler, le menacer, la fessée ne changera jamais son mauvais comportement et c’est une manière pour lui d’attirer son attention vers vous.

Lorsqu’il ne veut pas prendre son bain par exemple, vous pouvez lui dire « je comprends que tu n’aies pas envie d’aller prendre ton bain mais il le faut, et tu peux venir mettre le produit du bain pour que ça mousse ». Lui donner une petite responsabilité pour l’amener à obéir à une petite contrainte fonctionne bien.

Par ailleurs, pour l’aider à obéir, laissez à l’enfant le choix entre deux solutions plutôt que de lui imposer systématiquement votre choix. Pour le bain, veux-tu un bain avec de la mousse verte ou rouge ? Idem lorsqu’il joue au parc par exemple : « Tu as le droit de monter tout en haut de la cabane uniquement si je te tiens par la main, ou alors, si tu veux monter seul, tu peux monter sur la petite cabane moins haute ». Le fait de lui laisser deux choix l’aidera à obéir 😉

Féliciter ses bons comportements ensuite. Par exemple dans le cas où il aura pu en faire une et ne l’a pas faite. Lui dire qu’il peut être fier de lui et que vous avez apprécié le fait qu’il soit allé prendre son bain sans faire de crise de colère quand vous le lui avez demandé. Il faut ensuite le rendre fier de ses efforts pour qu’il puisse prendre confiance en lui et ne pas trop donner de poids à ses écarts de conduite.

Une manière de valoriser les progrès de son enfant

Il peut être très frustrant de demander à votre enfant, encore et encore d’effectuer les tâches demandées sans qu’ils ne s’exécutent. Si c’est le cas, il peut être utile de faire un planning de la semaine avec les différentes tâches à réaliser qui peut-être créé et discuté avec votre enfant. Ces diverses tâches pourraient inclure la sortie des poubelles, faire la vaisselle, le nettoyage de leur chambre, les travaux de jardinage ou mettre de linge dans la buanderie. Chaque tâche doit être juste effectuée une fois ou deux fois par semaine. Rien de surréaliste. Après que votre enfant ait terminé chaque tâche, ils peuvent mettre une coche sur le planning. À la fin de chaque semaine, le parent et l’enfant contrôlent ce planning et vérifient que chaque tâche ait été accomplie. Le féliciter et le rendre fier mais il le sera déjà 😉

En contrepartie, l’enfant pourrait toucher son argent de poche en fin de semaine. Une bonne règle de base est de 50 cents par année d’âge. Ainsi, votre enfant de 8 ans gagnerait 4,00 francs par semaine à condition que chaque tâche sur la liste ait été complétée. Si elle ne l’a pas été, alors il ne reçoit pas son argent de poche.

Une idée est également d’apprendre à l’enfant à économiser son argent, à en donner une partie aux moins fortunés que lui et à dépenser le tiers restant.

Pour cela, vous pourriez envisager de faire la séparation dans trois boîtes de café séparés ou en pots de l’argent par exemple et de cette façon, vous et votre enfant serez en mesure de garder une trace de ce qui a été sauvé, combien a été dépensé et combien de leur argent de poche est allé pour aider quelqu’un d’autre.

Vous pouvez également décider d’utiliser des incitations non monétaires comme moyen de récompense si les tâches ont bien été remplies, comme par exemple lui permettre de jouer deux heures chaque week-end à son jeu vidéo préféré ou aller voir un film avec sa maman ou son papa.

Interview exclusive avec M. Jean-Charles Wälti, Professeur d’Aïkido, 6ème Dan, formateur et intervenant en auto-protection en milieu socio-professionnel

 

Voici ci-dessous les liens pour l’inscription aux différentes prochaines formations :

GESTION DE LA VIOLENCE EN MILIEU PROFESSIONNEL (28-29-30 septembre et 1er octobre 2015, descriptif dans le catalogue de formation des HUG page 14)

AUTOPRECTION ET SECURITE PERSONNELLE (6-7 octobre et 2 novembre 2015, descriptif dans le catalogue de formation des HUG page 11)

 

Comment prévenir la violence ?

Cette semaine, je partage des informations autour d’une superbe formation, « prévention de la violence », que j’ai suivie dernièrement sur plusieurs weeks-ends et qui a été donnée par M. Jean-Charles Wälti. Il enseigne l’aïkido depuis 1990, date à laquelle il a ouvert sa propre école. Depuis 1993, il dispense des formations d’auto-protection et d’approche préventive de la violence.

La spécificité de son enseignement réside principalement dans une authenticité due à son lien avec Hkitscuhi Senseï, ainsi que dans le respect de l’enseignement traditionnel de l’aïkido tel que l’a enseigné le fondateur, maître Morihei Ueshiba. A titre d’information, cet article constitue de simples notes car les exerices effectuées ont été pratiques et ce résumé n’a donc pas la prétention d’être exhaustif par rapport à l’ensemble des techniques qui ont été démontrées durant la formation.

Exercices pratiques d’échauffement et de centration effectués :

– Glisser un pas en avant sans lever le pied droit, idem avec le pied gauche. Changer l’équilibre pour en trouver un autre. Rester stable.

– Travail de centration (tube qui nous traverse verticalement à partir du haut de la tête et qui est le centre de rotation). Effectuer de légères rotations de droite à gauche et de gauche à droite. Importance d’être centré avec des enfants qui n’ont pas de centre, cela les aide à se recentrer.

– Exercice de poussage dans le dos (omoplate gauche et droite), puis partir sur plusieurs pas en avant puis s’arrêter. L’idée est de ne pas opposer de résistance mais de se laisser aller de l’avant puis de freiner le mouvement progressivement jusqu’à l’arrêt et de prendre de la distance avec l’agresseur.

– Technique pour emmener un enfant ailleurs (sans le tirer par le bras). Technique de lui prendre le bras sans le pincer :

Lui placer les bras le long de son corps (aide à le (re)centrer et éviter qu’il « n’éclate »). Puis se déplacer naturellement vers l’endroit voulu en le guidant ainsi.

– Adopter un langage corporel ouvert :

– Diriger son bassin vers chaque élève permet de lui témoigner de l’importance (langage corporel ouvert). L’exemple d’un langage corporel fermé de l’enseignant qui passe entre les pupitres en tournant juste la tête et en ne dirigeant pas entièrement son bassin vers l’élève. Avoir un langage du corps ouvert est bienveillant pour les élèves.

– Ne pas pointer du doigt est accusateur pour un élève. Il est préférable de montrer avec toute la paume fermée car cela inspire de la bienveillance.

Comment les prédateurs choisissent-ils une victime ?

  1. Elle ne fait pas attention à ce qui se passe autour d’elle, elle est dans la lune (ex. une participante n’a pas regardé le formateur depuis qu’il s’est levé et il l’a ainsi choisie car correspond au profil d’une bonne victime)
  2. Une personne qui marche en ne regardant pas ce qui se passe autour d’elle, en regardant en bas et en accélérant le pas démontre qu’elle a peur. Profil idéal d’une bonne victime.
  3. Une personne trop arrogante (genre, tu veux quoi ? Tu veux ma photo ?)

– 1ère mise en scène effectuée : Traverser la salle d’un bout à l’autre avec deux potentiel agresseurs au milieu. Importance de regarder ce qui se passe derrière nous une fois les agresseurs dépassés.

– 2ère  mise en scène effectuée : L’agresseur se met en travers de notre chemin. Posture et attitude non violente à adopter envers lui : tendre les deux bras, paumes vers le haut « stop, arrêtez de me parler, je ne suis pas intéressé ».

– Maintient d’une distance de 4 mètres ! Si la distance est inférieure, l’humain se sent mal à l’aise avec quelqu’un qu’il ne connaît pas.

Technique pour se libérer d’un étranglement :

– Technique pour se libérer d’un étrangement par devant lorsque l’agresseur utilise ses deux mains pour l’étranglement

  1. Prise du bras, placer notre main droite perpendiculairement au bras de l’agresseur (mettre la main devant pour ne pas voir la personne et éviter de se faire hypnotiser par son regard) puis crier non ! ou stop ! et le faire pivoter rapidement sur la gauche.
  2. Lui mettre la position des mains le long de son corps, se retirer à 4 mètres au moins et dire : « je ne veux pas être étranglé, je te demande d’arrêter », tout ceci sur un ton neutre (après s’être relaché et sans tension émotionnelle).

P.S : La prise fonctionne aussi pour la victime lorsqu’elle se fait étrangler contre la paroi d’un mur.

Technique de l’étranglement depuis derrière : Tourner légèrement la tête à droite puis se tourner légèrement son corps sur la droite et dire : «  non, lâche moi ! Je vais te frapper avec le coude ! ». Coude contre le ventre. Plusieurs fois, frapper jusqu’à ce qu’il lâche prise.

– Astuce : Ne jamais regarder l’objet si un enfant veut lancer un ciseau par exemple, car plus de risque qu’il le lance sur nous. Au lieu de cela, maintenir le contact visuel avec lui et lui dire fermement non !

Diverses attitudes et postures à adopter : Ne pas se mettre devant la porte pour empêcher physiquement l’enfant de sortir ! L’enseignant ou le personnel soignant ne sont pas des goeliers ! Adopter plutôt le discour suivant : « j’ai besoin que tu restes un moment à l’intérieur durant la récréation » tout en étant à côté de la porte.

Enfants autistes : qui ne filtrent pas mais s’attachent à tous les détails (exemple en voiture). Histoire des neurones miroirs.

Histoire du comportement humain :

Henry Laborit : expériences avec des souris qui se prennent des décharges électriques dans une cage.

Comportement de la souris étudié : action inhibitoire (état d’esprit type : on ne peut rien y faire).

Exemple si la souris ne peut pas fuir la décharge électrique. Si trois souris dans une cage fermée et pas le choix, alors elles vont commencer à se battre dès que la lumière s’allume. Le test prouve que les souris, lorsqu’elles se battent, restent en meilleur santé, en comparaison avec la souris qui reste seule (besoin d’exprimer la violence). Quand on ne peut pas exprimer la violence envers les autres, cela peut entraîner au suicide.

L’inhibition de l’action chez l’homme se traduit par de l’angoisse et des perturbations biologiques profondes. Chez l’homme, interdiction de cette violence défensive.

Exemple d’un père qui assied son enfant sur une armoire haute qui entraîne l’impuissance de l’enfant, une inhibition de l’action qui n’est pas bénéfique pour lui. L’enfant a besoin de pouvoir s’exprimer en claquant la porte ou en sortant par exemple.

Exemple d’un patient armé d’un couteau, puis quand le personnel se retire, il se poignarde lui-même !

Attitude à adopter en cas de bagarre entre deux personnes :

– Commenter ce qui se passe de façon à attirer l’attention des deux personnes. Ne pas faire irruption dans la bagarre directement. Appeler l’aide d’un collègue. Position de la main sous le nez et ramener la personne en arrière.

– Histoire de l’interdiction de lancer des boulles de neige lors des récréations : le système scolaire est prévu pour des gens en EMS. Ne pas bouger etc.

Situation d’un enfant qui se tape la tête par terre et attitude à adopter :

– Se mettre à côté de lui, mettre le bras sur son bras et faire un mouvement de rotation sur son bras vers l’intérieur (l’aide à le rencentrer).

Situation d’un enfant qui ne veut pas sortir de classe alors que ça lui a été demandé et attidude à adopter :

Pas grave, se mettre à côté de lui à sa hauteur et parler avec lui. « Tu sais pourquoi j’ai besoin que tu sortes un moment ? C’est difficile pour moi ». S’il ne veut pas, lâcher prise… oublier son égo. C’est souvent à ce moment qu’il va y aller.

Situation d’un enfant psychotique et attidue à adopter pour le guider à un autre endroit :

– Position de la main sur la tête et poser main sur l’avant bras et guider la personne psychotique (ou non) : semblable à la position du fœtus.

– Soulager un enfant qui se mord (procure une sensation pour l’enfant psychotique et qui l’apaise dans son angoisse), se mettre à côté de lui et être apaisant en chantonner une petite chanson par exemple.

– Sortir un élève avec les 2 bras tendus ou le prendre sous les bras et tendre les bras et aller vers la sortie rapidement. Impression d’être sur un rail.

Conclusion : Ne pas être dans le faire mais dans l’être avec les enfants.

– Exercices d’auto-protection de la tête avec ses avants bras.

– Faire tomber un élève par terre depuis derrière en utilisant la technique vue au cours : calme souvent (mais à discuter avec l’équipe, car position peu confortable).

– Mettre le doigt sous le nez lorsqu’on nous attrape pour faire lacher prise à l’enfant.

– Technique d’auto-protection face à un agresseur muni d’un couteau au niveau de la carotide (très dangeureux).

Prendre fermement la lame du couteau avec les deux mains (ne devrait pas trop couper ainsi) et pivoter sur la droite et partir avec le couteau.

– Technique d’auto-protection face à un agresseur muni d’un pistolet :

– Prendre son porte monnaie, dire qu’il y a beaucoup d’argent dedans et le lancer sur le côté (afin d’éviter qu’une balle ne parte par erreur), puis partir aussi vite que possible.

Lectures conseillées :

  1. Pourquoi je ressens ce que tu ressens « La communication intuitive et le mystère des neurones miroirs », de Joachim Bauer.
  2. Film « mon oncle d’amérique, avec gérard depardieu, nicole garcia, roger-pierre et pierre arditi.
  3. « Eduquer sans punir », du docteur Thomas Gordon.

 

Un jeune garçon parle du Sens de la Vie et de l’Univers (Interview)

Dans cette petite vidéo, un père interroge son fils de 9 ans et lui pose les questions suivantes :

– La Terre est-elle au centre de l’univers ?

– Y’a t-il de la vie sur d’autres planètes ?

– Quel est le sens de notre vie ?

– Les événements de la vie sont-ils prédestinés ?

Partagez-vos avis ci-dessous à propos de cette vidéo impressionnante !

Nous pouvons voir à travers cette petite vidéo que le sens que nous donnons à notre vie dépend de la manière dont nous avons été socialisés et éduqués.

« Alphabet » Le nouveau film de Erwin Wagenhofer, un film consacré à la formation, – la déformation – le manque de formation ou à la possibilité de faire tout différemment. 

« Erwin Wagenhofer comprend le thème de l’ « éducation » de façon bien plus vaste et radicale qu’il n’est traité d’habitude. Presque tous les débats au sujet de l’enseignement à un cadre marqué par l’esprit de concurrence et à propager un type d’école, dans lequel les élèves amèneraient uniquement les meilleurs résultats. Wagenhofer par à contre-courant et investit les schémas de pensée qui se cachent derrière ces débats. Ce que nous apprenons, définit notre réserve de savoir, mais comment nous apprenons, définit notre pensée »

Comment créer un environnement d’apprentissage positif à la maison ?

Il a été démontré à maintes reprises dans les études de recherche qu’un parent qui est impliqué dans l’éducation de son enfant a un impact positif. Les familles de classe sociale moyenne et favorisée sont en général davantage impliqués dans l’éducation de leur enfant. Le taux de réussite universitaire est également plus élevé pour les enfants issus d’une classe sociale favorisée et l’on observe une amélioration des attitudes et des comportements chez l’enfant qui sera plus susceptible de s’intégrer au groupe lors de son entrée à l’école enfantine. Ceci s’explique par le fait que l’écart est plus réduit entre son milieu familial aisé et les attentes scolaires, alors que l’écart sera beaucoup plus grand entre le milieu familial défavorisé et les attentes scolaires. Envoyer donc le message tôt à votre enfant que le foyer constitue également un facteur important de son apprentissage.

L’élément le plus important d’un environnement d’apprentissage positif à la maison est probablement la structure mise en place. Mais qu’est-ce trop ou trop peu ? Si nous sommes trop indulgents ou trop, le risque est que l’enfant devienne désorganisé ou démotivé. Si nous sommes trop rigides et stricts et que nous fixons la barre des exigences trop haut, cela peut provoquer une pression chez l’enfant et le faire se sentir incapable d’atteindre nos attentes et le met en échec.

Quelle est donc la meilleure façon de trouver un juste milieu afin de créer un environnement d’apprentissage positif pour votre enfant à la maison ?

L’aider à développer un espace de travail où il peut étudier et où il peut avoir la possibilité de se concentrer sans être interrompu. Les enfants font généralement mieux quand ils ont une zone d’étude privée loin de l’interruption. Veiller également à ce que la pièce où travaille votre enfant soit bien rangée et lui éviter des sources de distractions (exemple : une pile de voitures par exemple ou de jeux vidéos sur son bureau). Si votre enfant préfère faire son travail à la table de la cuisine, s’assurer que les autres membres de la famille comprennent que la cuisine est indisponible au cours du temps d’étude. S’assurer que votre enfant possède beaucoup de fournitures et de matériaux de référence disponibles et que l’environnement soit lumineux. S’assurer également que le lieu de travail choisi soit calme et que votre enfant puisse étudier et travailler sans interruption. Un décor attrayant de la pièce où il travaille comme par exemple afficher les réalisations des enfants contre le mur afin qu’il soit accueillant et confortable (en plus de mettre en valeur ses productions). Pour davantage d’information à ce sujet, consulter l’article paru l’an dernier sur la construction de l’estime de soi de votre enfant.

Il est également avantageux de convenir d’un temps régulier pour étudier. Pour aider votre enfant à faire des devoirs une habitude, programmer un temps de jeu chaque jour pour faire ses devoirs. La fragmentation du temps d’étude en petits moments fonctionnerait-il mieux pour votre enfant qu’une période d’affilée ? Travaillez avec lui pour savoir ce qui fonctionne le mieux. En outre, être sûr qu’il dispose d’une pause suffisante entre le moment où il rentre de l’école avant qu’il ne s’asseye pour travailler, afin qu’il puisse avoir le temps de «décompresser» de sa journée.

Développer un moyen efficace de garder un suivi des tâches déjà effectuées en les barrant comme achevé les aide à développer une méthode productive pour accomplir des tâches plus tard dans la vie.

Par ailleurs, développer avec l’enseignant de votre enfant une collaboration est très utile. Les enseignants sont généralement très désireux et heureux de travailler avec un parent impliqué pour aider à la réussite globale de l’enfant à l’école. Qu’il se agisse d’observations envoyées dans le sac à dos de votre enfant ou une correspondance e-mail pour l’informer par exemple comment s’en est sorti l’enfant pour les devoirs. A ce propos, il est souvent préférable de laisser votre enfant faire ses devoirs en autonomie – plutôt que de vouloir tout corriger avec lui – et cela permettra ainsi à l’enseignant de repérer plus facilement les lacunes éventuelles de l’enfant et de lui proposer d’autres exercices adaptés pour lui permettre de progresser. Vous pouvez toutefois, une fois qu’il a terminé ses devoirs, survoler avec lui les exercices et voir où il peine encore, sans corriger. Si vous souhaitez toutefois absolument corriger les erreurs dans les devoirs, faites une photocopie de la fiche de devoirs et effectuez la correction sur une autre fiche que vous pouvez joindre aux devoirs. De cette manière, vous collaborez avec l’enseignant de l’enfant et vous l’aidez à repérer ce qui doit encore être travaillé en classe.