Les techniques des champions du monde de mémorisation

Arrêtons d’apprendre « bêtement par cœur », c’est un gaspillage de temps et d’énergie.

Notre mémoire fonctionne en organisant les nouveaux souvenirs et en les raccrochant à de plus anciens, ce qui créé des connexions mentales. Plus notre mémoire raccroche facilement les nouveaux souvenirs aux anciens et plus nous les mémorisons facilement. A l’inverse, si nous avons un manque de connaissances sur un sujet, la mémorisation de la nouvelle information sera davantage difficile car notre mémoire aura plus de difficulté à raccrocher cette nouvelle information à quelque chose. D’ailleurs, ce manque de connaissance de base entraîne souvent un manque d’intérêt… Nous avons déjà tous remarqué comme il était difficile d’apprendre de nouvelles choses sur un sujet totalement inconnu et qui nous semble tellement compliqué… ce qui peut nous entraîner très souvent à la réflexion suivante « je suis largué…. ». La motivation est au plus bas et on se dit : « à quoi bon me fatiguer à essayer de retenir ce truc, puisque cela ne me servira de toute façon jamais 🙂 ». Une des solutions est de rattraper ce « retard » en apprenant ou en révisant les bases pour progresser à son rythme. Evidemment bien plus facile à dire qu’à faire.

Maintenant que nous savons que notre cerveau mémorise plus facilement des connaissances à propos d’un sujet déjà connu, nous allons prendre un exemple et voir comment les champions du monde de mémorisation parviennent à retenir des informations diverses en s’aidant d’images mentales.

Mais qu’est-ce qu’une image mentale au juste ?

Comme Matthieu nous l’a bien expliqué lors de l’interview, une image mentale est une image précise et concrète que l’on va imaginer pour mémoriser plus facilement une liste de chiffres par exemple. Prenons l’exemple de la suite de chiffres suivante à mémoriser et qu’on vous demande de retenir et de réciter dans l’ordre : 1-7-8-9-1-9-6-9-1-9-3-9-1-9-4-5

Êtes-vous parvenus à réciter cette suite de chiffres ? :). Pour ceux qui comme moi n’ont pas réussi, nous allons voir comment faire pour mieux mémoriser cette suite de chiffres en s’aidant des images mentales. Si l’on groupe les 4 premiers chiffres on obtient le nombre 1789 qui correspond à la date de la prise de la Bastille. Si l’on regroupe les 4 chiffres suivants, le nombre 1969 correspond à la date du premier homme ayant marché sur la lune, Neil Armstrong et les nombres 1939-1945 correspondent à la période de la deuxième guerre mondiale.

Si je vous demande à nouveau de retenir et réciter cette suite de chiffres, vous remarquerez que non seulement, le temps de mémorisation sera plus court mais que vous pourrez également restituer ces chiffres beaucoup plus facilement que si vous vous n’étiez pas aperçu des différents paquets pris séparément. Vous venez de choisir trois images mentales sur lequelles vous avez associé ces trois dates historiques. Donc au lieu d’avoir 16 chiffres sans queue ni tête à mémoriser, vous avez 3 paquets de nombres faciles à accrocher à des souvenirs anciens acquis lors de vos cours d’histoire :). Nous pouvons voir qu’un groupant et en associant ces nombres à quelque chose de familier, de connu, nous retenons plus facilement dans la mémoire à long terme une série de chiffres dans l’ordre. Une personne n’ayant aucune connaissance de ces dates historiques aurait eu davantage de difficulté à mémoriser ces 3 paquets. Ici, j’ai donc cherché des indices qui ont rendu cette suite de chiffres logiques et compréhensibles.

Vous allez me dire, oui mais comment faire pour mémoriser une suite de chiffres où il n’y a pas d’images mentales déjà prêtes, autrement dit, quand on n’a aucune connaissance déjà présente à laquelle rattacher les nouvelles informations ? La réponse est simple : il suffit d’imaginer des images originales, amusantes et grotesques qui nous impliqueront davantage et nous rendront plus actif dans le processus de mémorisation (que de faire appel à des images banales qui éveillent moins l’imagination).

Ainsi, la suite de nombres suivants 3-5-8-7-9-2-1-4-7-8-9-2-3-4-9-2 peut-être mémorisée en remplaçant chaque chiffre par une image mentale. Cela veut dire que nous allons devoir transformer chaque chiffre en image ! Libre à vous d’en imaginer d’autres..

Le 0 a la forme d’un cercle par exemple.
Le 1 a la forme d’un drapeau au vent.
Le 2 a la forme d’un cygne sur un lac.
Le 3 a la forme d’une paire de menottes !
Le 4 ressemble à un voilier sur l’eau.
Le 5 ressemble à un serpent.
Le 6 ressemble à une trompe d’éléphant.
Le 7 ressemble à un plongeoir.
Le 8 ressemble à un bonhomme de neige.
Le 9 ressemble à un ballon d’enfant qui s’envole.

Maintenant, il suffit de raconter une histoire avec la suite de nombre : 3-5-8-7-9-2-1-4-7-8-9-2-3-4-9-2. Cela donne :

menottes, serpent, bonhomme de neige, plongeoir, ballon, cygne, drapeau au vent, bateau à voile, plongeoir, bonhome de neige, ballon, cygne, menottes, bateau à voile, ballon et cygne.

Il reste à créer une petite histoire de manière à visualiser mentalement la liste des chiffres. Cela pourrait donner ceci :

Imaginez une paire de menottes et un serpent essayant de s’y attacher. A côté du serpent, un énorme bonhomme de neige rigole du serpent car il a l’air tellement ridicule à vouloir se menotter les mains. Où est posé le bonhomme de neige ? Eh ben sur un plongeoir et au pied de ce plongeoir, qu’est-ce qu’il y a ? Un ballon est accroché. Il a été accroché par qui ? Par le cygne. Sur le cygne est accroché un drapeau multicolore pour lui donner un peu de couleur. Pourquoi un drapeau multicolore ? Cela lui permet simplement d’être voyant du bâteau à voile sur le lac qui s’approche de lui pour ne pas se faire écraser. Qu’est-ce que ce bâteau à voile possède ? Evidemment un super plongeoir. Qui utilise ce plongeoir ? Le bonhomme de neige s’amuse à faire du toboggant. Que fait le bonhomme de neige une fois dans l’eau ? Une fois dans l’eau, il fait un gigantesque lâcher de ballons au milieu du lac. Au bout de la corde du ballon volant, est acroché un cygne qui a perdu ses ailes et qui aimerait s’envoler malgré tout. Une fois arrivé sur terre ferme, le cygne se fait arrêter et on lui enfile les menottes. En prison, il se met alors à rêver de bateau à voile, de lâcher de ballons et de cygnes !

Et voilà ! Le tour est joué !

Avis d’un enseignant spécialisé sur la méthode multimalin, de Matthieu Protin (Interview)

Cette semaine, je partage des informations autour du matériel pédagogique innovant créé par Matthieu. Je vous livre mon avis à propos de multimalin. J’ai testé son matériel avec mes élèves qui présentent des difficultés de comportement et d’apprentissages importantes. Cette méthode est vraiment sensationnelle !

Le but de ce matériel innovant est d’aider les élèves présentant des difficultés d’apprentissage à mieux mémoriser les différentes connaissances scolaires au programme grâce à des stratégies de mémorisation qui ont fait leur preuve.

J’utilise à la fois les vidéos d’animation pour introduire chaque nouvelle histoire et le support écrit. Après quelques semaines, les deux élèves avec qui je travaillais les tables de multiplication avançaient même plus rapidement que ce que je prévoyais et en redemandaient. Je n’en croyais pas mes yeux ! A chaque début de leçon, mes deux élèves me demandaient : « Aujourd’hui, nous voulons continuer à apprendre la suite des tables de multiplication !!! » :

Pour en savoir davantage sur cette méthode sensationnelle, je vous donne accès ci-dessous à l’interview dans son intégralité.

Je recommande également cette méthode aux parents, car elle est très simple d’utilisation et l’enfant devient très rapidement autonome dans le travail d’apprentissage.

Comment améliorer sa mémoire

Je vous dévoilerai dans cet article quelques astuces pour améliorer notre méthode de mémorisation. Mais qu’est-ce que mémoriser au juste ? Pour A. de la Garanderie, « L’acte de mémoriser c’est lancer dans l’imaginaire de l’avenir ce que l’on veut y trouver ». Nous avons tous une capacité de mémorisation incroyable, il suffit juste d’appliquer la bonne méthode qui convient le mieux à chacun d’entre nous et le tour est joué ! Bien souvent, lorsque nous ne parvenons pas à mémoriser quelque chose, c’est qu’il y a eu un problème avec la méthode de mémorisation utilisée.

La mémoire est un processus neuronal qu’on parvient à peine à expliquer biologiquement. Sans trop rentrer dans des explications scientifiques, la mémoire est absolument nécessaire pour nous permettre d’acquérir des automatismes et nous permettre d’exprimer ce que nous avons vécu.

Tout comme l’attention ou la compréhension, mémoriser est un geste mental qui peut être appris, tout comme les gestes physiques que nous devons également apprendre lorsque nous pratiquons un sport ou un instrument. Précisons-le, le but de la mémorisation, c’est de retrouver la bonne information en temps utile et éviter ces fameux trous de mémoire ou encore les exclamations du type : « j’ai le mot au bout bout de la langue, il va me revenir, juste un instant … 🙂 « . Cela nous est déjà tous arrivé au moins une fois. Bien souvent, nous avons pas évoqué le projet de le réutiliser dans l’avenir, et c’est la raison pour laquelle notre cerveau peine à retrouver ce fameux mot qui est bien stocké quelque part dans notre mémoire, mais que le cerveau ne parvient plus à retrouver immédiatement.

C’est alors un peu comme si vous cherchiez un livre sensé être rangé sous la côte 612.82 SED mais se retrouvant sur la gauche de la côte 612.82 ISR. C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui en cherchant le livre « le cerveau pour les nuls » du Dr Frédéric Sedel et du Pr Olivier Lyon-Caen. J’ai mis environ une trentaines de secondes de plus à retrouver le livre, car il était malheureusement mal rangé. La mémoire fonctionne de manière similaire, c’est-à-dire que si un nouveau mot d’une langue étrangère n’a pas été bien mémorisé dans notre cerveau, la mémoire aura davantage de difficulté à retrouver ce mot lorsque vous en aurez vraiment besoin. Il est donc très important de mettre en place les meilleures conditions possibles lorsque nous révisons une leçon ou apprenons par exemple du vocabulaire d’une langue étrangère.

Comment notre mémoire est capable de mémoriser, de gérer et de retrouver les informations :

Concrètement, une première chose très utile à faire avant d’apprendre, c’est de boire un verre d’eau avant. Cela stimule directement les neurones et les connexions entre neurones (synapses) se feront plus facilement. Le fait de rajouter des émotions à l’apprentissage d’un mot par exemple et plus il aura des chances d’être mémorisé. Des expériences sensorielles fortes favorisent également la mémorisation d’un épisode (repas dans un bon restaurant par exemple).

Ensuite, pour utiliser sa mémoire de manière optimale, il est bénéfique de :

Mettre en place une banque de données en stockant, classant, formulant, assimilant et en comprenant les informations à mémoriser. Transformer avec ses propres mots, faire des résumés, écrire des bouts de phrases, mettre des mots-clés, raconter son cours par exemple. Nous pouvons également transformer avec nos propres images, se faire un film ou se dessiner des schémas par exemple. Cela aidera à retrouver l’information. Comme nous l’avons vu avec l’exemple du livre mal rangé, une information mal classée ou stockée sera plus difficilement retrouvable en temps opportun.

Pensez, imaginez la manière dont on va réutiliser ces informations mémorisées à l’avenir. Il s’agit d’imaginer la situation future comme si on y était. Ainsi, on range le livre à la bonne place dans l’étagère. Prenons l’exemple du mot « das Wörterbuch » en allemand qui veut dire le dictionnaire. Nous pourrions alors nous imaginer être en allemagne et avoir besoin de demander un dictionnaire pour traduire un mot par exemple. Les situations peuvent également être imaginées.

On appelle ce processus « jeter des ponts vers l’avenir » car l’on se projette dans une situation future réelle ou imaginée. Si nous reprenons le mot du dictionnaire, nous pouvons nous dire : J’apprend le mot « das Wörterbuch » aujourd’hui; je sais que j’en aurai besoin au test dans 3 jours; on va me le demander lors de l’examen à blanc; je devrai le savoir pour l’examen final; je l’utiliserai lorsque je serai en allemagne.

Il s’agit ensuite de mobiliser sa mémoire pour repêcher les informations mémorisées. Pour cela, il est très important de :

Se mettre dans un état positif et éviter de se dire ou croire que l’on n’arrivera pas à récupérer les informations lors d’un examen par exemple. Le stress n’améliore guère les capacités de récupération des données. Le stress agi comme un virus dans notre cerveau et peut le ralentir, tel un disque dur ralenti par un virus.

Il s’agit de laisser venir en se mettant en situation de quand je savais. Ainsi, nous ouvrons notre mémoire et cela revient plus facilement.

Le fait d’entraîner ce processus souvent crée des automatismes et accélère le processus de mobilisation des informations que nous avons mémorisées. Par ailleurs, en bloquant toutes les nuisances sonores de l’extérieur ; en nous réfugiant dans un espace confiné et silencieux puis en nous protégeant des pensées parasites, nous réussissons à développer notre capacité de mémorisation. Le mental est ainsi réduit au silence et l’imagination vient au secours de la mémoire pour l’aider à retenir une chose puis une autre.

Trois autres mesures qui semblent également améliorer notre intellect sont la restriction calorique, l’activité physique régulière et une activité intellectuelle soutenue (lecture). Si votre enfant regarde la télé en grignotant, proposez-lui donc autre chose 🙂

Construire ou reconstruire l’estime de soi de votre enfant

On a souvent dit que les enfants apprennent ce qu’ils vivent . Donc, si vous êtes à la recherche d’un endroit pour commencer à aider votre enfant à développer son estime de soi positive et son amour propre, alors vous devriez commencer par lui montrer que vous avez une estime de vous positive. Mettez en valeur vos compétences, sans vous dévaloriser. Soyez positif quand vous parlez de vous et mettez en valeur vos points forts. Cela apprendra à votre enfant qu’il est normal d’être fier de ses talents, compétences et aptitudes.

Votre enfant bénéficie aussi grandement d’être félicité. Pour la construction de l’estime de soi de votre enfant, il est important de trouver des choses sur lesquelles vous pouvez le féliciter. Donnez-lui un travail que vous savez qu’il est capable de faire et une fois le travail terminé, le féliciter pour le travail bien fait. Montrez à votre enfant que les actes positifs méritent des éloges.

Quand votre enfant se sent triste, en colère ou déprimé, communiquez ouvertement, honnêtement et patiemment avec lui. Écoutez-le patiemment sans juger ou critiquer. Discutez avec lui et aidez-le à mettre des mots sur ce qu’il ressent. Cela va l’aider à faire évoluer la situation difficile dans laquelle il se trouve. Avec une telle façon de faire, votre enfant aura davantage confiance en vous et viendra davantage vers vous lorsqu’il se sentira triste ou fâché une prochaine fois. Il saura qu’il peut venir échanger avec vous sur ses émotions la prochaine fois qu’ils se sentira mal, et cela le rassure et l’aide.

Enseignez à votre enfant l’importance de fixer des objectifs et élaborer un plan pour atteindre ces derniers. Les petits projets sont les meilleurs afin de commencer. Je vous conseille de partir des centres d’intérêts de votre enfant. C’est ce que j’ai fait avec un de mes élèves passionné de magie. Vous allez me dire, mais s’il est passionné par ce thème, comment puis-je concrètement allier des objectifs scolaires à sa passion ? Intéressez vous tout simplement à ce qu’il propose, soyez ouvert et considérez sa passion en ne la relayant pas au second plan parce qu’elle n’est pas prévue au programme scolaire, lâchez-vous et soyez créatif :D. Il est allergique lorsqu’il doit prendre un outil scripteur (comme un crayon, vous pouvez quand même continuer de lire le blog, promis après j’arrête avec mon jargon d’enseignant :D) et rédiger quelques lignes ? Proposez-lui d’écrire ses tours de magie à l’ordinateur et il entrera en général plus facilement dans ce type de proposition, surtout si le but final est de rédiger son propre cahier de magie ! La présentation d’un petit spectacle de magie pourrait être l’aboutissement de ce travail et il en sera très fier. Le fait d’avoir pu présenter quelques tours devant un petit public met en valeur ses compétences.

Immortalisez ce moment en filmant et en faisant un petit montage vidéo par la suite par exemple, afin de pouvoir le revoir après autant de fois que nécessaire. Grâce à des projets de ce type, il prendra ainsi peu à peu confiance en lui. Au début, assurez-vous donc vraiment que c’est une tâche appropriée et pas trop complexe pour lui. Félicitez-le, encouragez-le également en cours du projet et pas seulement à la fin de ce dernier. Une fiche des progrès écrite l’aidera à visualiser les progrès déjà réalisés et le trajet qu’il reste à faire pour le terminer. Cela lui donnera confiance en lui car il verra qu’il est sur la bonne voie et évite qu’il ne se dévalorise au cours du projet. Pour l’exemple de la magie, ajoutez chaque fois par exemple son nouveau tour qu’il vient de rédiger à l’ordinateur. Ensuite, vous pourrez lui expliquer comment écrire une marche à suivre pour la magie ou vous pourrez également travailler l’orthographe dans un second temps. Essayez cette approche et vous verrez, partir de ses centres d’intérêts est vraiment sensationnel pour aider des élèves à entrer dans les apprentissages et retrouver confiance en leurs capacités d’apprendre. L’exemple des tours de magie n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Lorsque votre enfant a mal agi, faites ressentir à votre enfant que ce n’est pas lui que vous n’aimez pas, mais son comportement qui pose problème. Ce sont deux choses bien indépendantes que très souvent les enfants peinent à dissocier. Pour aider votre enfant à dissocier son comportement parfois inadapté ou ses échecs de l’amour que vous lui portez, dites-lui régulièrement que vous l’aimez de manière inconditionnelle. Dites-lui quelque chose du genre : “Tu es spécial pour moi. Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrive !”. Soulignons-le, le conflit ne compromet ni l’amour ni la confiance. Le conflit permet également à votre enfant de s’exprimer et de le préparer à la séparation après l’adolescence.