Comment prévenir la violence ?

Cette semaine, je partage des informations autour d’une superbe formation, « prévention de la violence », que j’ai suivie dernièrement sur plusieurs weeks-ends et qui a été donnée par M. Jean-Charles Wälti. Il enseigne l’aïkido depuis 1990, date à laquelle il a ouvert sa propre école. Depuis 1993, il dispense des formations d’auto-protection et d’approche préventive de la violence.

La spécificité de son enseignement réside principalement dans une authenticité due à son lien avec Hkitscuhi Senseï, ainsi que dans le respect de l’enseignement traditionnel de l’aïkido tel que l’a enseigné le fondateur, maître Morihei Ueshiba. A titre d’information, cet article constitue de simples notes car les exerices effectuées ont été pratiques et ce résumé n’a donc pas la prétention d’être exhaustif par rapport à l’ensemble des techniques qui ont été démontrées durant la formation.

Exercices pratiques d’échauffement et de centration effectués :

– Glisser un pas en avant sans lever le pied droit, idem avec le pied gauche. Changer l’équilibre pour en trouver un autre. Rester stable.

– Travail de centration (tube qui nous traverse verticalement à partir du haut de la tête et qui est le centre de rotation). Effectuer de légères rotations de droite à gauche et de gauche à droite. Importance d’être centré avec des enfants qui n’ont pas de centre, cela les aide à se recentrer.

– Exercice de poussage dans le dos (omoplate gauche et droite), puis partir sur plusieurs pas en avant puis s’arrêter. L’idée est de ne pas opposer de résistance mais de se laisser aller de l’avant puis de freiner le mouvement progressivement jusqu’à l’arrêt et de prendre de la distance avec l’agresseur.

– Technique pour emmener un enfant ailleurs (sans le tirer par le bras). Technique de lui prendre le bras sans le pincer :

Lui placer les bras le long de son corps (aide à le (re)centrer et éviter qu’il « n’éclate »). Puis se déplacer naturellement vers l’endroit voulu en le guidant ainsi.

– Adopter un langage corporel ouvert :

– Diriger son bassin vers chaque élève permet de lui témoigner de l’importance (langage corporel ouvert). L’exemple d’un langage corporel fermé de l’enseignant qui passe entre les pupitres en tournant juste la tête et en ne dirigeant pas entièrement son bassin vers l’élève. Avoir un langage du corps ouvert est bienveillant pour les élèves.

– Ne pas pointer du doigt est accusateur pour un élève. Il est préférable de montrer avec toute la paume fermée car cela inspire de la bienveillance.

Comment les prédateurs choisissent-ils une victime ?

  1. Elle ne fait pas attention à ce qui se passe autour d’elle, elle est dans la lune (ex. une participante n’a pas regardé le formateur depuis qu’il s’est levé et il l’a ainsi choisie car correspond au profil d’une bonne victime)
  2. Une personne qui marche en ne regardant pas ce qui se passe autour d’elle, en regardant en bas et en accélérant le pas démontre qu’elle a peur. Profil idéal d’une bonne victime.
  3. Une personne trop arrogante (genre, tu veux quoi ? Tu veux ma photo ?)

– 1ère mise en scène effectuée : Traverser la salle d’un bout à l’autre avec deux potentiel agresseurs au milieu. Importance de regarder ce qui se passe derrière nous une fois les agresseurs dépassés.

– 2ère  mise en scène effectuée : L’agresseur se met en travers de notre chemin. Posture et attitude non violente à adopter envers lui : tendre les deux bras, paumes vers le haut « stop, arrêtez de me parler, je ne suis pas intéressé ».

– Maintient d’une distance de 4 mètres ! Si la distance est inférieure, l’humain se sent mal à l’aise avec quelqu’un qu’il ne connaît pas.

Technique pour se libérer d’un étranglement :

– Technique pour se libérer d’un étrangement par devant lorsque l’agresseur utilise ses deux mains pour l’étranglement

  1. Prise du bras, placer notre main droite perpendiculairement au bras de l’agresseur (mettre la main devant pour ne pas voir la personne et éviter de se faire hypnotiser par son regard) puis crier non ! ou stop ! et le faire pivoter rapidement sur la gauche.
  2. Lui mettre la position des mains le long de son corps, se retirer à 4 mètres au moins et dire : « je ne veux pas être étranglé, je te demande d’arrêter », tout ceci sur un ton neutre (après s’être relaché et sans tension émotionnelle).

P.S : La prise fonctionne aussi pour la victime lorsqu’elle se fait étrangler contre la paroi d’un mur.

Technique de l’étranglement depuis derrière : Tourner légèrement la tête à droite puis se tourner légèrement son corps sur la droite et dire : «  non, lâche moi ! Je vais te frapper avec le coude ! ». Coude contre le ventre. Plusieurs fois, frapper jusqu’à ce qu’il lâche prise.

– Astuce : Ne jamais regarder l’objet si un enfant veut lancer un ciseau par exemple, car plus de risque qu’il le lance sur nous. Au lieu de cela, maintenir le contact visuel avec lui et lui dire fermement non !

Diverses attitudes et postures à adopter : Ne pas se mettre devant la porte pour empêcher physiquement l’enfant de sortir ! L’enseignant ou le personnel soignant ne sont pas des goeliers ! Adopter plutôt le discour suivant : « j’ai besoin que tu restes un moment à l’intérieur durant la récréation » tout en étant à côté de la porte.

Enfants autistes : qui ne filtrent pas mais s’attachent à tous les détails (exemple en voiture). Histoire des neurones miroirs.

Histoire du comportement humain :

Henry Laborit : expériences avec des souris qui se prennent des décharges électriques dans une cage.

Comportement de la souris étudié : action inhibitoire (état d’esprit type : on ne peut rien y faire).

Exemple si la souris ne peut pas fuir la décharge électrique. Si trois souris dans une cage fermée et pas le choix, alors elles vont commencer à se battre dès que la lumière s’allume. Le test prouve que les souris, lorsqu’elles se battent, restent en meilleur santé, en comparaison avec la souris qui reste seule (besoin d’exprimer la violence). Quand on ne peut pas exprimer la violence envers les autres, cela peut entraîner au suicide.

L’inhibition de l’action chez l’homme se traduit par de l’angoisse et des perturbations biologiques profondes. Chez l’homme, interdiction de cette violence défensive.

Exemple d’un père qui assied son enfant sur une armoire haute qui entraîne l’impuissance de l’enfant, une inhibition de l’action qui n’est pas bénéfique pour lui. L’enfant a besoin de pouvoir s’exprimer en claquant la porte ou en sortant par exemple.

Exemple d’un patient armé d’un couteau, puis quand le personnel se retire, il se poignarde lui-même !

Attitude à adopter en cas de bagarre entre deux personnes :

– Commenter ce qui se passe de façon à attirer l’attention des deux personnes. Ne pas faire irruption dans la bagarre directement. Appeler l’aide d’un collègue. Position de la main sous le nez et ramener la personne en arrière.

– Histoire de l’interdiction de lancer des boulles de neige lors des récréations : le système scolaire est prévu pour des gens en EMS. Ne pas bouger etc.

Situation d’un enfant qui se tape la tête par terre et attitude à adopter :

– Se mettre à côté de lui, mettre le bras sur son bras et faire un mouvement de rotation sur son bras vers l’intérieur (l’aide à le rencentrer).

Situation d’un enfant qui ne veut pas sortir de classe alors que ça lui a été demandé et attidude à adopter :

Pas grave, se mettre à côté de lui à sa hauteur et parler avec lui. « Tu sais pourquoi j’ai besoin que tu sortes un moment ? C’est difficile pour moi ». S’il ne veut pas, lâcher prise… oublier son égo. C’est souvent à ce moment qu’il va y aller.

Situation d’un enfant psychotique et attidue à adopter pour le guider à un autre endroit :

– Position de la main sur la tête et poser main sur l’avant bras et guider la personne psychotique (ou non) : semblable à la position du fœtus.

– Soulager un enfant qui se mord (procure une sensation pour l’enfant psychotique et qui l’apaise dans son angoisse), se mettre à côté de lui et être apaisant en chantonner une petite chanson par exemple.

– Sortir un élève avec les 2 bras tendus ou le prendre sous les bras et tendre les bras et aller vers la sortie rapidement. Impression d’être sur un rail.

Conclusion : Ne pas être dans le faire mais dans l’être avec les enfants.

– Exercices d’auto-protection de la tête avec ses avants bras.

– Faire tomber un élève par terre depuis derrière en utilisant la technique vue au cours : calme souvent (mais à discuter avec l’équipe, car position peu confortable).

– Mettre le doigt sous le nez lorsqu’on nous attrape pour faire lacher prise à l’enfant.

– Technique d’auto-protection face à un agresseur muni d’un couteau au niveau de la carotide (très dangeureux).

Prendre fermement la lame du couteau avec les deux mains (ne devrait pas trop couper ainsi) et pivoter sur la droite et partir avec le couteau.

– Technique d’auto-protection face à un agresseur muni d’un pistolet :

– Prendre son porte monnaie, dire qu’il y a beaucoup d’argent dedans et le lancer sur le côté (afin d’éviter qu’une balle ne parte par erreur), puis partir aussi vite que possible.

Lectures conseillées :

  1. Pourquoi je ressens ce que tu ressens « La communication intuitive et le mystère des neurones miroirs », de Joachim Bauer.
  2. Film « mon oncle d’amérique, avec gérard depardieu, nicole garcia, roger-pierre et pierre arditi.
  3. « Eduquer sans punir », du docteur Thomas Gordon.

 

Un jeune garçon parle du Sens de la Vie et de l’Univers (Interview)

Dans cette petite vidéo, un père interroge son fils de 9 ans et lui pose les questions suivantes :

– La Terre est-elle au centre de l’univers ?

– Y’a t-il de la vie sur d’autres planètes ?

– Quel est le sens de notre vie ?

– Les événements de la vie sont-ils prédestinés ?

Partagez-vos avis ci-dessous à propos de cette vidéo impressionnante !

Nous pouvons voir à travers cette petite vidéo que le sens que nous donnons à notre vie dépend de la manière dont nous avons été socialisés et éduqués.

« Alphabet » Le nouveau film de Erwin Wagenhofer, un film consacré à la formation, – la déformation – le manque de formation ou à la possibilité de faire tout différemment. 

« Erwin Wagenhofer comprend le thème de l’ « éducation » de façon bien plus vaste et radicale qu’il n’est traité d’habitude. Presque tous les débats au sujet de l’enseignement à un cadre marqué par l’esprit de concurrence et à propager un type d’école, dans lequel les élèves amèneraient uniquement les meilleurs résultats. Wagenhofer par à contre-courant et investit les schémas de pensée qui se cachent derrière ces débats. Ce que nous apprenons, définit notre réserve de savoir, mais comment nous apprenons, définit notre pensée »

Comment créer un environnement d’apprentissage positif à la maison ?

Il a été démontré à maintes reprises dans les études de recherche qu’un parent qui est impliqué dans l’éducation de son enfant a un impact positif. Les familles de classe sociale moyenne et favorisée sont en général davantage impliqués dans l’éducation de leur enfant. Le taux de réussite universitaire est également plus élevé pour les enfants issus d’une classe sociale favorisée et l’on observe une amélioration des attitudes et des comportements chez l’enfant qui sera plus susceptible de s’intégrer au groupe lors de son entrée à l’école enfantine. Ceci s’explique par le fait que l’écart est plus réduit entre son milieu familial aisé et les attentes scolaires, alors que l’écart sera beaucoup plus grand entre le milieu familial défavorisé et les attentes scolaires. Envoyer donc le message tôt à votre enfant que le foyer constitue également un facteur important de son apprentissage.

L’élément le plus important d’un environnement d’apprentissage positif à la maison est probablement la structure mise en place. Mais qu’est-ce trop ou trop peu ? Si nous sommes trop indulgents ou trop, le risque est que l’enfant devienne désorganisé ou démotivé. Si nous sommes trop rigides et stricts et que nous fixons la barre des exigences trop haut, cela peut provoquer une pression chez l’enfant et le faire se sentir incapable d’atteindre nos attentes et le met en échec.

Quelle est donc la meilleure façon de trouver un juste milieu afin de créer un environnement d’apprentissage positif pour votre enfant à la maison ?

L’aider à développer un espace de travail où il peut étudier et où il peut avoir la possibilité de se concentrer sans être interrompu. Les enfants font généralement mieux quand ils ont une zone d’étude privée loin de l’interruption. Veiller également à ce que la pièce où travaille votre enfant soit bien rangée et lui éviter des sources de distractions (exemple : une pile de voitures par exemple ou de jeux vidéos sur son bureau). Si votre enfant préfère faire son travail à la table de la cuisine, s’assurer que les autres membres de la famille comprennent que la cuisine est indisponible au cours du temps d’étude. S’assurer que votre enfant possède beaucoup de fournitures et de matériaux de référence disponibles et que l’environnement soit lumineux. S’assurer également que le lieu de travail choisi soit calme et que votre enfant puisse étudier et travailler sans interruption. Un décor attrayant de la pièce où il travaille comme par exemple afficher les réalisations des enfants contre le mur afin qu’il soit accueillant et confortable (en plus de mettre en valeur ses productions). Pour davantage d’information à ce sujet, consulter l’article paru l’an dernier sur la construction de l’estime de soi de votre enfant.

Il est également avantageux de convenir d’un temps régulier pour étudier. Pour aider votre enfant à faire des devoirs une habitude, programmer un temps de jeu chaque jour pour faire ses devoirs. La fragmentation du temps d’étude en petits moments fonctionnerait-il mieux pour votre enfant qu’une période d’affilée ? Travaillez avec lui pour savoir ce qui fonctionne le mieux. En outre, être sûr qu’il dispose d’une pause suffisante entre le moment où il rentre de l’école avant qu’il ne s’asseye pour travailler, afin qu’il puisse avoir le temps de «décompresser» de sa journée.

Développer un moyen efficace de garder un suivi des tâches déjà effectuées en les barrant comme achevé les aide à développer une méthode productive pour accomplir des tâches plus tard dans la vie.

Par ailleurs, développer avec l’enseignant de votre enfant une collaboration est très utile. Les enseignants sont généralement très désireux et heureux de travailler avec un parent impliqué pour aider à la réussite globale de l’enfant à l’école. Qu’il se agisse d’observations envoyées dans le sac à dos de votre enfant ou une correspondance e-mail pour l’informer par exemple comment s’en est sorti l’enfant pour les devoirs. A ce propos, il est souvent préférable de laisser votre enfant faire ses devoirs en autonomie – plutôt que de vouloir tout corriger avec lui – et cela permettra ainsi à l’enseignant de repérer plus facilement les lacunes éventuelles de l’enfant et de lui proposer d’autres exercices adaptés pour lui permettre de progresser. Vous pouvez toutefois, une fois qu’il a terminé ses devoirs, survoler avec lui les exercices et voir où il peine encore, sans corriger. Si vous souhaitez toutefois absolument corriger les erreurs dans les devoirs, faites une photocopie de la fiche de devoirs et effectuez la correction sur une autre fiche que vous pouvez joindre aux devoirs. De cette manière, vous collaborez avec l’enseignant de l’enfant et vous l’aidez à repérer ce qui doit encore être travaillé en classe.