L’encouragement plutôt que l’interdiction

Lorsqu’un enfant désobéit de manière systématique, il est nécessaire de ne pas ajouter encore davantage d’interdits.

Les règles doivent bien entendu être adaptées à l’âge de votre enfant pour bien qu’il les comprenne. Plus l’enfant est petit et moins elles devront être nombreuses, au risque de ne pas fonctionner.

Vers l’âge de 2-3 ans, l’enfant prend conscience de ses limites et cela le frustre. Les longues explications sont à bannir car elles sont difficilement assimilables.

Vers l’âge de 6-7 ans, l’enfant apprécie particulièrement qu’on reconnaisse ses efforts et les encouragements le motive pour perséverer. Toutefois, c’est également le cas vers l’âge de 3 ans. L’encouragement d’un bon comportement encorage souvent l’enfant à poursuivre dans la bonne voie.

Lorsqu’un enfant de 15 mois commet un interdit comme toucher aux boutons d’interrupteurs par exemple. Il s’agit de lui dire calmement mais de manière ferme et claire ce que l’on attend de lui comme « Tu ne dois pas toucher à l’interrupteur », sans donner d’explications puis le distraire de son but en lui proposant autre chose comme explorer des enveloppes contenant des images par exemple. Il en sera ravi et en oubliera l’interrupteur 😉

Tous les enfants ont besoin de se confronter à l’autorité pour grandir et développer leur autonomie. Ils ne font donc pas cela pour nous embêter mais sont en quête d’affirmation et d’indépendance.

Il s’agit donc de veiller à être cohérents et constants dans les demandes adressées à l’enfant. La cohérence et la constance signifient de ne pas céder de temps à autre à son mauvais comportement en lui accordant finalement quelque chose qui lui avait été refusé au départ, car il assimilera alors que ses « explosions de colère » sont récompensées et lui donneront envie de les répéter.

Première chose à faire que vous pouvez faire pour aider un enfant à surmonter son comportement lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veux, se jette par terre etc. est de ne pas montrer que sa réaction vous affecte (positivement et négativement, l’ignorer peut être une bonne solution), au risque de faire persister sa crise.

Le fait de crier, hurler, le menacer, la fessée ne changera jamais son mauvais comportement et c’est une manière pour lui d’attirer son attention vers vous.

Lorsqu’il ne veut pas prendre son bain par exemple, vous pouvez lui dire « je comprends que tu n’aies pas envie d’aller prendre ton bain mais il le faut, et tu peux venir mettre le produit du bain pour que ça mousse ». Lui donner une petite responsabilité pour l’amener à obéir à une petite contrainte fonctionne bien.

Par ailleurs, pour l’aider à obéir, laissez à l’enfant le choix entre deux solutions plutôt que de lui imposer systématiquement votre choix. Pour le bain, veux-tu un bain avec de la mousse verte ou rouge ? Idem lorsqu’il joue au parc par exemple : « Tu as le droit de monter tout en haut de la cabane uniquement si je te tiens par la main, ou alors, si tu veux monter seul, tu peux monter sur la petite cabane moins haute ». Le fait de lui laisser deux choix l’aidera à obéir 😉

Féliciter ses bons comportements ensuite. Par exemple dans le cas où il aura pu en faire une et ne l’a pas faite. Lui dire qu’il peut être fier de lui et que vous avez apprécié le fait qu’il soit allé prendre son bain sans faire de crise de colère quand vous le lui avez demandé. Il faut ensuite le rendre fier de ses efforts pour qu’il puisse prendre confiance en lui et ne pas trop donner de poids à ses écarts de conduite.