Cuisiner avec les enfants pour renforcer les bonnes habitudes

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Cuisiner, ce n’est pas seulement faire à manger pour calmer votre faim
ou obtenir l’alimentation dont vous avez besoin pour survivre. Cuisiner est
beaucoup plus que tout simplement jeter quelque chose dans une poêle,
mettre aux micro-ondes ou cuire une pizza surgelée au four. C’est un moment
où il faut prêter attention à ce que vous faites. Lorsque vous faites cuire
de la nourriture, vous pratiquez l’un des plus anciens arts au monde et
montrez à ceux que vous aimez combien ils comptent pour vous.

Cuisiner est aussi un bon moyen pour passer du temps avec vos enfants, et
aussi leur apprendre quelques petites choses. Cela fonctionne vraiment bien
si vous réalisez un plat à partir de rien plutôt qu’utiliser un plat cuisiné
que vous n’avez qu’à verser dans une casserole ou cuire au four pendant un
certain temps. Vous devez prendre le temps de suivre réellement une recette
et d’incorporer les ingrédients afin de littéralement créer quelque chose
avec vos enfants.

Qu’est-ce que cuisiner enseigne à un enfant ? Un enfant, ou même un adulte
peuvent apprendre beaucoup de choses en préparant à manger. Une chose
importante est d’avoir les bons outils pour réussir à accomplir une tâche.
Sans les bons outils, cuisiner peut devenir un vrai calvaire à certains
moments.

Une autre chose qu’un enfant peut apprendre est que la préparation est très
importante. Avant de commencer quelque chose, on doit réunir tous les
ingrédients nécessaires et le matériel dont on aura besoin. Cela peut
montrer à un enfant combien la préparation et l’organisation peuvent
être importantes pour la réussite d’un projet.

Pour cuisiner, il est important de suivre le « mode d’emploi » et les
instructions qui font parties intégrantes de la recette. Si vous faites les
choses dans le mauvais ordre ou avec des quantités erronées, votre plat ne
sera sûrement pas très goûteux, voire bon à jeter. Ceci peut apprendre à un
enfant à bien faire les choses dès la première fois, afin de ne pas devoir
revenir en arrière et corriger les erreurs.

Suivre les instructions n’est pas seulement bon pour la fabrication du plat,
cela est également utile pour l’apprentissage de la lecture et sa compréhension.
On doit être capable de comprendre ce que la recette demande et la façon de
faire chaque étape. Cela est vrai dans tous les aspects de la vie, en particulier
au travail. Si l’on vous donne un travail à accomplir d’une certaine manière,
apprendre l’importance de suivre des instructions, jeune l’aidera tout au long
de sa vie.

Il est également facile d’intégrer l’apprentissage sur des choses spécifiques
comme les mathématiques, la science, les quantités et la lecture tout en faisant
de la cuisine avec vos enfants. Vous pouvez leur inculquer le respect et surtout
les diverses consignes de sécurité. L’échec fait aussi partie de cet apprentissage,
parfois nous avons beau suivre les instructions, certains plats sont plus délicats
que d’autres. L’échec fait partie de la cuisine, et de la vie, cela peut apprendre
à vos enfants à persévérer.

Ne pas oublier que faire la cuisine c’est avant tout partager un bon moment et
prendre du plaisir à préparer un repas puis à le déguster. Quand ils sont heureux
et se divertissent, ils se souviennent de ce qu’ils ont fait et de ce qu’ils ont
appris sans se rendre compte qu’ils intègrent quelque chose d’important.

Cuisiner reste une activité de référence pour renforcer les bonnes habitudes
comme le respect, la patience, le plaisir de partager et tout en cuisinant ils peuvent
gouter de nouveaux aliments.

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6 réflexions au sujet de « Cuisiner avec les enfants pour renforcer les bonnes habitudes »

  1. Article intéressant. J’adhère aux points positifs soulignés de faire la cuisine avec les enfants.
    J’insisterais davantage sur la relation enfant / adulte qui s’établit en préparant un plat, sur le fait que la préparation diffère le plaisir de déguster. Ainsi, acheter au magasin des biscuits permet de satisfaire un désir immédiatement, sans contrainte. Les préparer diffère la satisfaction du plaisir et montre que celle-ci exige un effort.
    J’ajouterais aussi quelques exemples au niveau de l’apport au niveau de la lecture et des mathématiques. Par exemple le fait que des non lecteurs peuvent apprendre à « reconnaître » des mots, à faire des liens entre des mots et et des illustrations, qu’une liste des ingrédients (dessinés / écrits) peut accompagner les enfants lors des achats des ingrédients au magasin. La liste donne un sens à l’écrit.
    En mathématique, quelques exemples peuvent être proposés: lecture des poids sur les étiquettes, calculs à effectuer si l’on veut effectuer la moitié de la recette ou plusieurs fois la recette. Etc.
    Avec mes meilleures salutations.
    MU

    • Merci pour ton avis et tes conseils intéressants que tu partages à propos de cet article.

      Il est toujours très enrichissant d’avoir l’apport d’un professionnel au bénéfice de nombreuses années d’enseignement avec des élèves à besoins éducatifs particuliers.

      En effet, comme tu le soulignes, la relation enfant/adulte est un aspect intéressant qui permet aux parents et à d’autres professionnels, en particulier les éducateurs mais également les enseignants, de construire un lien particulier avec leurs élèves ou enfants au travers de la préparation de diverses recettes.

      Au delà de la relation enfant/adulte qui s’établit, comme tu le soulignes, différents objectifs scolaires peuvent également être travaillés.

      En français I, les élèves peuvent notamment travailler la production de l’oral au travers des recettes qui, comme les règles de jeu et les modes d’emploi, visent à régler des comportements. Lorsque j’avais réalisé cette activité avec les élèves, je m’étais basé sur une séquence d’enseignement de la recette de cuisine destiné aux 1 et 2P Harmos (Cahier du secteur Langues et cultures et séquence COROME). La présentation orale d’une recette nécessite l’utilisation d’un dictaphone qui permet d’enregistrer la production orale des élèves.

      – Les élèves doivent produire ce genre de texte et par conséquent ils seront amenés à jouer le rôle d’experts en fournissant au destinataire des informations qui soient les plus pertinentes afin de lui donner les moyens de réaliser un plat qu’il n’a encore jamais préparé. Les élèves devront ainsi saisir l’existence d’un décalage entre la situation de production de texte et la personne à qui est destinée la recette de cuisine (aux parents ou à d’autres classes notamment). Ils devront ainsi se décentrer de leur texte et être le plus exhaustif possible dans la mesure où leur production orale est destinée à quelqu’un d’autre qui doit être à même de pouvoir refaire la recette selon les informations données. L’action langagière consiste à décrire toutes les actions à exécuter dans un ordre réglant l’action.

      – Le contenu thématique d’une recette de cuisine est divisible en trois parties : les ustensiles, les ingrédients et les actions à réaliser. Travail sur la dénomination des ustensiles et des ingrédients avec les élèves. Les ustensiles doivent pouvoir être nommés lors des actions à réaliser. Les ingrédients ainsi que leur quantité doivent pouvoir être énoncé ensemble. Les actions à réaliser décrivent toutes les actions de manière précise et exhaustive.

      Les unités linguistiques : Connaissance d’un lexique précis comme les termes d’ustensiles ou d’ingrédients ou comme les verbes d’actions tels que mélanger, découper. Les verbes d’actions sont soit au présent, à l’impératif ou à l’infinitif. Des organisateurs spécifiques sont également utilisés comme des chiffres, des lettres, des tirets, des images afin de séparer les différentes parties de la marche à suivre. Des connecteurs comme premièrement, deuxièmement peuvent également être utilisés.

      Concernant la mise en situation, j’avais fait trier aux élèves des livres appartenant à différents genres textuels sur la base du support afin qu’ils puissent prendre conscience de l’existence de différents genres textuels qui expriment des contrats de communications différents. Mon but était qu’ils prennent conscience que les textes sont des « objets » qui transmettent des significations différentes en fonction de différents genres de textes. Un des buts était également de préparer les contenus notamment à travers la découverte des ingrédients et des ustensiles (sous forme de jeux) et d’activer un lexique spécifique puis de donner du sens au projet à venir en réalisant une recette de cuisine en classe (la recette à la crème de banane). J’ai remarqué que les élèves ont pu prendre beaucoup de plaisir à réaliser cette recette de cuisine. Ils entrent ainsi souvent plus facilement dans les projets assez ludiques de ce type qui ont du sens pour les élèves.

      Une fois ce travail réalisé, un travail sur la mesure et les grandeurs peut également être fait : doublement, triplement d’une grandeur ou à l’inverse, fractionnement d’une grandeur (moitié, tiers, quart, trois-quarts).

      Au plaisir,

      Olivier Chatelain

  2. Laissez les enfants inventer un frappe aux fruits. Melangez du yogourt grec ou du lait faible en gras avec des fruits congeles ou frais pour un petit regal sante.

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