Attendre le meilleur de l’enfant

E-book gratuit d'une valeur de 19 euros pour tous ceux qui laissent un commentaire...!

Si nous attendons et croyons que l’enfant réussira bien, alors c’est souvent ce qui se réalisera pour lui. En effet, nos convictions et croyances se répercutent sur l’enfant qui très souvent ressent ce que l’on projette sur lui (tant le positif que le négatif).

Petite parenthèse, certains enfants et notamment les enfants psychotiques ressentent et perçoivent souvent des éléments divers nous concernant dont nous n’avons même pas conscience. Un exemple assez frappant que j’ai vécu est celle d’une élève psychotique qui a perçu très tôt que l’une de mes collègues était enceinte en lui posant la question si elle avait un enfant dans son ventre, alors qu’on ne voyait encore rien de la grossesse! Plutôt surprenant, n’est-ce pas?

Il est donc essentiel d’être bienveillant envers l’enfant afin qu’il puisse construire une image de soi qui corresponde à cette croyance. Si nous n’attendons rien de spécial de l’enfant alors il y a de très fortes chances qu’il deviendra paresseux et cela confirmera nos attentes à leur égard (le cycle vers l’échec commence). Si, d’autre part, nous attendons de l’enfant qu’il réussise, qu’il soit productif, créatif, responsable et que nous sommes profondément et honnêtement convaincu que c’est vrai, alors l’enfant ne pourra pas s’empêcher de saisir l’occasion de confirmer nos attentes à leur égard au travers d’actions positives. Il s’agit donc d’exiger rien d’autre que le meilleur de l’enfant et il faut s’attendre à ce qu’il réponde à nos attentes.

Le fait de féliciter l’enfant souvent quand il effectue une bonne action ou lorsqu’il accomplit une nouvelle tâche est essentiel. Établir des règles simples, claires et cohérentes pour qu’il sache exactement ce qui est attendu et les conséquences de la mauvaise conduite lorsqu’il enfreind les règles. Maintenir autant que possible une routine quotidienne cohérente et s’assurer qu’il dispose de beaucoup de temps pour pratiquer du sport ou pour jouer et socialiser avec ses amis. L’encourager à apprendre à effectuer les choix appropriés et l’encourager à s’autonomiser. Il s’agit également de permettre à l’enfant de parler de ses sentiments forts car cela l’aide à évacuer sa colère et sa frustration (cf. article déjà paru sur l’écoute active).

Il est important d’être un modèle pour l’enfant, cela est vraiment essentiel pour son développement harmonieux. Il s’agit de faire des choix appropriés et d’être ferme tout en étant juste pour discipliner l’enfant. S’assurer de passer beaucoup de temps de qualité avec votre enfant et l’encourager à participer à des activités qui favorisent la coopération et un sentiment d’accomplissement se révèle très bénéfique pour le développement de sa maturité psycho-affective. Si vous avez de grandes attentes à l’égard de votre enfant, vous serez pleinement satisfait lorsqu’il sera plus grand.

Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous conseille la lecture suivante qui traite de l’influence du comportement parental sur la réussite de votre enfant :

– Develay, Michel (1998). Parents, comment aider votre enfant ? Paris, ESF.

2 réflexions au sujet de « Attendre le meilleur de l’enfant »

  1. Votre article est intéressant, beaucoup de parents devraient lire vos conseils. En effet:
    – Il faut laisser l’enfant à trouver son chemin. On ne doit pas le modeler en fonction de ce qu’on aimerait qu’il devienne. Si on a voulu être médecin et qu’on a raté cette occasion, il ne faut pas se servir de son enfant pour réussir un rêve qui nous a échappé.
    – il est important de féliciter son enfant de manière rationnelle (donc ne pas trop exagéré).
    – Les parents doivent toujours être des modèles pour l’enfant. Le fait seulement de dire un gros mot devant lui pourrait changer considérablement son comportement.

    J’ai bien apprécié votre article et je vous en remercie encore 🙂

    • Je vous remercie pour votre partage que je trouve très enrichissant 🙂

      Concernant votre premier point, votre formulation reprend bien la citation de Janusz Korczak : « Il faut aimer l’enfant pour ce qu’il est et non pour ce qu’on veut qu’il soit » ou encore celle de
      Nietzsche : « Deviens qui tu es ! Fais ce que toi seul peut faire ».

      Une autre citation de Ghandi que j’aime bien également : « La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même ».

      Pour ce qui est des félicitations, il faut en effet être attentif aux occasions d’encourager l’enfant, que ce soit pour l’accomplissement d’une tâche ou une bonne attitude adoptée. Les réussites, petites ou grandes, méritent une félicitation, même si elles ne sont pas accompagnées de réussites immédiates. Et comme vous le dites, encourager est bénéfique mais trop serait comme pas assez. Il ne faut pas passer d’une extrême à l’autre en encourageant trop souvent en effet. Comme le dit le dicton : « La modération a bien meilleur goût ! ». Par ailleurs, une félicitation peut également prendre des aspects différents : le non-verbal (sourire, signe du poing fermé avec le pouce levé), afficher une œuvre d’un enfant contre un mur ou une photo de l’enfant réalisant une bonne action, leur montrer de manière visuelle les progrès déjà effectués (J’en parle notamment dans l’article : construire ou reconstruire l’estime de soi de votre enfant).

      Concernant le dernier point, je dirais que face à certains comportements dérangeants des enfants, il est souvent bénéfique de prendre du recul et se demander si nous sommes nous-mêmes en mesure de respecter les règles imposées. Par exemple, il est en effet difficile de demander à l’enfant de ne pas dire des gros mots si nous avons tendance à en utiliser face à la moindre difficulté. Mais je pense que être un parent parfait, cela n’existe pas. Par contre, être capable de reconnaître une erreur qui a été commise et chercher une solution est vraiment un bel apprentissage à offrir à l’enfant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ce blog est dofollow !