Comment aider l’enfant de 3 à 6 ans à obéir ?

Ecrivez-nous vos commentaires et partagez vos réflexions, nous vous répondrons.

Quelques points de repères pour l’enfant de :

3 à 4 ans : Il commence à fixer ses habitudes, à ne plus vivre uniquement dans l’instant présent. Il comprend les raisons d’un interdit. Son jugement du bien et du mal n’est pas solide.

4 à 5 ans : Il est capable d’accepter la réalité et ses limites. Il a besoin d’un modèle pour bien se comporter et son impulsivité lui joue des tours. Il pense être le centre de l’univers et il est égocentrique.

Il s’agira de mettre à l’écart l’enfant qui transgresse les règles afin de ne pas trop porter d’attention à ses bêtises et permettre à l’enfant de se calmer, ce qui améliore ses comportements.

Dans les grandes lignes, quand l’enfant fait un écart, il s’agit de l’informer « je ne veux pas que tu y touches » puis lui expliquer « parce que c’est un objet fragile » et s’assurer que l’enfant ait bien compris « tu m’as bien compris ? » et le prévenir s’il ne s’arrête pas « je vais devoir t’arrêter ».

Puis agir et le mettre à l’écart (le prendre par la main, lui demander de rester assis loin (faire l’expérience en accéléré s’il refuse de rester assis pour qu’il comprenne pour la prochaine fois), afin qu’il ne puisse pas nous distraire en faisant le clown ou casser des objets dans sa chambre. Pour une première mise à l’écart, quelques minutes suffises pour qu’il comprenne comment cela se déroule mais lui signaler que c’est lui qui décide quand il se sent capable de revenir.

Idéalement, il s’agit d’intervenir toujours de la même façon, avec les mêmes mots, lorsque l’enfant ne se comporte pas bien.

Un seul non ferme et définitif est davantage avantageux que les répétitions et les menaces.

Comme déjà mentionné avant, l’enfant entre 3 et 6 ans est encore impulsif et il s’agit de lui apprendre à patienter. Pour l’aider, il est nécessaire de lui expliquer la différence entre les besoins et les désirs. S’il veut aller faire pipi, lui aider tout de suite à ouvrir la porte des toilettes mais s’il a envie de jouer, il est raisonnable de faire patienter un peu l’enfant car c’est un désir. Cela lui apprendra ainsi à contenir son impatience.

Il est également bénéfique de leur confier des petites responsabilités déjà vers l’âge de 5 ans, comme préparer le soir le plateau du petit déjeuner familial du lendemain, soit s’occuper de la gamelle d’eau du chat plutôt que de donner des ordres à un petit frère ou une petite sœur. Il sera fier de ses responsabilités et cela lui vaudra des compliments. Encourager l’enfant par des phrases du type : « viens me prévenir si ta petite sœur t’embête » ou « fais-nous, comme tu sais si bien le faire, une jolie table ».

Il est également bénéfique de montrer à l’enfant qu’il est capable de faire ses propres choix car cela l’aide à développer sa confiance en lui, lui donne une image positive de lui-même et favorise l’auto discipline. L’enfant doit être conscient des conséquences de ses propres choix. Soit il se fait gronder s’il se laisse entraîner dans des bêtises ou soit il est capable de dire non.

Un enfant va aussi tester et sait très bien ce qu’il pourra se permettre avec l’un et l’autre. Adopter la même attitude est donc idéal pour l’enfant car cela évite qu’il teste sans arrêt l’un et l’autre des parents. En ce qui concerne les sanctions, les positiver : Lui demander par exemple d’aller ramasser un énorme panier de pommes de pin plutôt que laisser l’enfant enrager en étant privé de télé, cela est plus valorisant pour lui. Essayer de ne pas accorder moins d’attention à l’enfant le plus sage et de jouer le même temps avec lui. Nous avons en effet souvent tendance à accorder davantage de temps à l’enfant au tempérament difficile.

Pour aider un enfant au tempérament difficile à coopérer et mieux se comporter avec les autres, lui proposer un jeu.

A chaque fois qu’il refuse de coopérer durant la journée (exemple à 5 ans), lui laisser 2 chances supplémentaires. S’il obéit à sa première chance, il gagne 2 points, à la seconce il gagne 1 point. S’il ne le fait pas, il devra s’asseoir sur une chaise pendant 5 minutes. Répéter le jeu au fil des jours, le nombre de points gagnés devrait alors être de plus en plus élevés en comparaisons aux temps de pauses. Lorsque l’enfant progresse, le féliciter « tu as fais de gros effort, bravo ! », « Je suis fier de toi ! ».

Lorsqu’il obéit rapidement, lui faire une poignée de main ou un clin d’œil. Le jeu mobilise l’attention de l’enfant et entraîne une grande motivation.

Lorsque l’enfant est insolent, une bonne façon de faire est de ne plus lui parler pendant une demi-heure. Première pause de parole risque d’être difficile car l’enfant va essayer d’attirer quand même l’attention pour obliger à parler, ne pas céder.

L ‘enfant ira alors jouer dans son coin et la mauvaise habitude lui passera en général. Le silence permet de faire ressentir à l’enfant que ses sauts d’humeurs ne sont pas une attaque pour l’adulte (le silence est le meilleur des alliés).

Ou essayer de l’appaiser par des petites demandes : « Veux-tu de l’aide pour régler ton problème ? », « Et si tu parlais plus doucement ? ».

Lors de rivalité de l’enfant envers un parent, organiser des jeux filles contre garçons et souder les sentiments en ayant des moments complices avec papa ou maman est également bénéfique.

Une autre manière lorsque l’enfant utilise des mots grossiers est de proposer à l’enfant un jeu qui consistera à lui apprendre une liste de mots qui expriment l’impatience ou la contrariété (vocabulaire furax que l’enfant va adorer du type l’insulte de pirate corne de bouc !).

Les gros mots ont de la force et provoquent :

  • le rire chez les autres enfants
  • une attidude scandalisée des adultes
  • des résultats qui donnent envie de recommencer pour attirer l’attention.

Il s’agit donc de reprendre calmement avec l’enfant en lui proposant des alternatives sous formes de jeux.

S’il a pris l’habitude d’utiliser des mots grossiers quand il est en colère, il faut intervenir rapidement et lui proposer d’utiliser des mots familiers acceptables comme nous avons vu ci-dessus.

Il s’agit de ne pas prendre un air scandalisé si l’enfant dit un mot grossier pour faire rire ses frères et sœurs à table mais faire plutôt faire diversion en racontant une petite histoire drôle et/ou en leur posant une devinette.

Diviser la journée en plusieurs périodes et noter la fréquence des mots grossier durant chaque tranche horaire. Féliciter l’enfant quand aucun mot grossier n’est utilisé durant l’une de ces tranches horaires.

Après avoir réglé un problème de mauvaise conduite, ne plus parler de l’épisode à toute la famille, pour éviter que l’enfant ne se sente fier de ses bêtises.

Utiliser l’autorité positive : « Tu dois ranger tes jouets. Je t’ai préparé 2 corbeilles : l’une pour les voitures, l’autre pour tes livres ».

Complimenter et encourager son enfant lorsqu’il fait des efforts, c’est lui donner des forces dont il a besoin pour avancer sereinement dans la vie.

Source : L’autorité en douceur. Comment aider son enfant à accepter les règles ? De Madeleine Deny.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ce blog est dofollow !