Comment observer l’éclipse ce vendredi 20 mars avec les enfants

Aujourd’hui, je partage deux liens qui concernent l’éclipse de soleil à laquelle nous assisterons ce vendredi 20 mars.

Le premier lien est génial car il explique comment voir avec les enfants en toute sécurité l’éclipse de soleil qui se produira en matinée, même si l’on ne dispose pas de lunettes de protection (eh oui ! ;). C’est un phénomène sensationnel à ne rater sous aucun prétexte et je trouve fort dommage de devoir cloîtrer des enfants à l’intérieur, notamment parce que se procurer une paire de lunettes de protection pour tous les élèves coûte cher. C’est peut-être l’occasion unique de l’année de les intéresser à la science et au monde qui les entoure… mais il existe des solutions que nous donne le dessinateur Sylvain Rivaud, alias Lepithec : découvrez-les dans le lien ci-dessous !

Petits conseils pour observer l’éclipse le vendredi 20 mars avec les enfants

La vidéo quant à elle explique ce phénomène :

Comment réagir face à un enfant qui pleure sans cesse

C’est irritant, c’est frustrant et ça tape sur les nerfs. Bien que cela soit inacceptable, la pleurnicherie est l’un des moyens pour votre enfant d’attirer votre attention. Mais, comme d’autres mauvaises habitudes, vous pouvez les diminuer en employant quelques stratégies simples pour apprendre à votre enfant qu’il existe d’autres manières appropriées et efficaces de communiquer avec vous.

Tout d’abord, essayer de limiter les situations qui le déclenchent comme faire les commissions lorsqu’il a faim ;). Ne le laissez par exemple pas s’impliquer dans un jeu frustrant ou un projet avant le coucher. Il est également utile de lui annoncer une mauvaise nouvelle à l’avance comme par exemple: «encore deux carrousels et ensuite on rentre à la maison». Lorsque l’enfant sait à quoi s’attendre, il est en général plus à même de s’adapter que si on lui annonce soudainement, «maintenant on rentre à la maison».

Faites attention lorsque votre enfant vous parle. La pleurnicherie est parfois une réaction lorsqu’un enfant sent que vous ne lui donnez pas toute votre attention. Se référer à l’article « comment écouter les enfants s’exprimer » publié le 21 juin 2014 pour davantage d’information à ce sujet.

Lorsque le pleurnichement commence, ne pas réagir de façon excessive. Gardez une réponse simple, calme et neutre en ne vous laissant pas affecter car l’enfant cherche justement à faire que l’adulte cède lorsqu’il se met à pleurnicher parce qu’il désire faire cesser son comportement. Lui demander de répéter la demande sur un ton régulier et sans pleurnicher est important. Comme le souligne M. Jorge M. Dias Ferreira dans l’interview, le plus important est de ne pas céder aux caprices de l’enfant. Si l’adulte cède, l’enfant va alors déduire que la pleurnicherie est un bon moyen d’obtenir ce qu’il veut. Or, il s’agit de lui faire comprendre qu’il peut parler à l’adulte sans pleurnicher et il va falloir l’accompagner lorsqu’une telle émotion le submerge. Il a en effet besoin de l’adulte pour se contrôler et il va falloir le rassurer, lui parler avec calme et bienveillance, lui dire qu’il a le droit d’être en colère et lui expliquer pourquoi il ne peut pas avoir ce qu’il convoite. L’ignorer jusqu’à ce qu’il parle correctement et le féliciter pour cela une fois qu’il y parvient. Il s’agit ainsi de faire preuve de compréhension et de patience.

Parfois, pleurnicher peut être le résultat d’un traumatisme et de la difficulté rencontrée dans sa vie. Un divorce, une maladie, des difficultés familiales ou encore de graves problèmes à l’école peuvent être à l’origine de ce comportement. Il s’agira alors de porter une attention particulière et de qualité dans ce cas là pour que votre enfant puisse surmonter ce moment difficile. Votre pédiatre peut également aussi proposer des alternatives pour faire diminuer voire disparaître la pleurnicherie si l’écoute active et les autres moyens mis en oeuvre ne suffisent pas.

Comment s’occuper et aider l’enfant à grandir

Cette semaine, je partage des informations autour d’une superbe formation que j’ai suivie la semaine dernière sur « la violence à l’école et la carence d’autorité éducative » qui a été donnée par M. Jorge M. Dias Ferreira, psychologue scolaire au Service de l’enseignement, de l’évaluation et du suivi de l’élève auprès de la direction générale de l’enseignement obligatoire et qui par ailleurs, représente une ONG auprès de l’ONU. A titre d’information, cet article constitue de simples notes de cours et n’ont donc pas la prétention d’être exhaustives par rapport à l’ensemble du contenu qui a été traité durant la formation.

Dans notre société actuelle de consommation, la culture dominante prône souvent des « pseudos valeurs » relatives au fait de vouloir avoir tout, tout de suite, avec le moindre effort possible, le maximum de plaisir et le maximum de rentabilité. Les enfants peuvent être victimes d’un tel système qui peut aboutir à la « chosification » de la personne humaine. La personne devient ainsi un simple moyen or il faut qu’elle soit la finalité. Afin qu’un enfant puisse bien grandir, quelques conditions doivent être réunies, au risque d’engendrer des troubles du développement affectif qui engendrent à leur tour des difficultés cognitives chez l’enfant. Pour qu’il puisse bien grandir, l’autorité de l’adulte est alors nécessaire à son épanouissement.

Mais que signifie au juste le mot autorité ?

Il vient du latin auctoritas qui est relatif à auctare et augere et qui signifie favoriser, augmenter (rendre plus grand et plus considérable). Se référer à l’article ci-joint :

Carence d’autorité éducative

Il ne faut pas le confondre avec autoritarisme, synonyme de tyrannie et qui signifie la tendance d’une personne à abuser de son autorité, à l’exercer avec rigueur et qui cherche à l’imposer.

Pour éviter les troubles du développement affectif et les difficultés cognitives, comme le souligne M. Jorge Dias Ferreira, il s’agit de faire preuve d’autorité envers l’enfant : « Du point de vue éducatif, l’autorité des parents est aussi nécessaire aux enfants que l’affection […] un père ou une mère qui exerce son autorité ne le fait pas pour affirmer sa personnalité, mais pour aider l’enfant à dépasser une difficulté, pour le protéger d’un danger, lui permettre de se développer et de devenir indépendant. Par contre, l’autorité familiale mal comprise, rigide, tyrannique est aussi néfaste que la carence d’autorité éducative. Sans l’autorité, l’éducation est incertaine, la personnalité reste faible et inconstante, la conscience morale devient déficiente, l’individu vit dans l’insécurité et l’anxiété» (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

Le film « La cité de Dieu » qui se déroule dans un quartier violent de Rio de Janeiro et cela illustre parfaitement les conséquences réelles d’une carence d’autorité éducative, le mal-être, l’agressivité et la violence extrême que cela engendre pour les enfants vivant dans ce quartier très pauvre. Un excellent film à voir absolument 😉

Stanislas Komkewiczs, psychiatre et psychothérapeute, a étudié des détenus durant une longue période et il a étudié leur histoire. Il a fait le constat que les détenus avaient des facteurs communs qui pouvaient expliquer certains actes violents commis.

Exemples :

  1. Carence affective dans la petite enfance.
  2. Violence subie par les parents, notamment par le père.
  3. Dépendance à l’alcool, la drogue…

La criminologie s’est posé la question à propos des violences commises : Quel est le point qui est commun aux gens qui ont commis des actes violents ? Comment se fait-il que certains font des actes violents d’un seul coup, alors qu’ils n’avaient pas de passé judiciaire ? Le constat est que ces gens ont évolué dans un milieu familial et scolaire dans lequel il n’y avait pas de limites, de normes et sans jamais avoir eu de sanctions éducatives et sans jamais avoir eu de sentiment de culpabilité. Le problème avec cette absence de normes est que l’enfant ne développe pas le sentiment de culpabilité et lui envoie le message qu’il peut continuer et cela favorise malheureusement le crime. Il est donc essentiel d’investir l’enfant et de l’aimer sans condition. Ne pas aimer l’enfant parce que c’est un bon élève car si le fait d’exister est tributaire de réussir à l’école, cela ne sera pas bien pour le développement de l’enfant.

Par ailleurs, l’enfant éprouve le besoin de se confronter pour grandir. Vers l’âge de 2 ans et demi, l’enfant commence à s’affirmer en disant non. Cela signifie : laissez moi exister, laissez moi grandir. Le laisser s’affirmer tout en gardant le lien avec lui est essentiel. La confrontation engendre chez l’autre l’être et la vie et l’aide à devenir lui même, à s’affirmer et l’aide progressivement à savoir qui il est. Sinon, il ne grandit pas et surtout il risque d’avoir très peur d’avoir de créer un lien d’amitié avec quelqu’un dans la crainte d’être étouffé.

L’autorité est donc nécessaire pour que l’enfant puisse bien grandir et cela l’aide à affronter les difficultés du quotidien. Frankl Viktor, professeur autrichien de neurobiologie et de psychiatrie, a par ailleurs remarqué que les personnes qui à Auschwitz parvenaient le mieux à affronter les difficultés du quotidien et lutter pour la survie étaient des gens qui arrivaient à donner un sens à leur vie en ayant un but bien précis à atteindre comme par exemple l’écriture d’un livre, retrouver sa famille que l’on aime etc. Frankl tire la conclusion que ceux qui arrivent à donner un sens à leur vie avaient davantage de motivation, plus d’intérêt et parvenaient à faire face aux frustrations plus facilement, à faire face aux exigences du quotidien et même à transformer les obstacles en tremplin pour aller plus loin. De même, des enfants qui découvrent le sens de leur travail changent également d’attitude et de comportement ! Du  point de vue psychologique, tout enfant a la capacité à être altruiste, d’aimer, de donner et la capacité de haïr, de nuire et faire du mal. Nous avons tous la capacité de libre arbitre qui nous caractérise.

Il existe plusieurs sens donnée à l’agressivité :

  1. La bonne agressivité face à la vie, la petite montée d’adrénaline qui motive vers l’action. En revanche, trop d’angoisse n’est pas bon.
  2. L’agressivité qui est synonyme de violence.

Comment comprendre la violence ? Peut-on la comprendre ?

La violence a une signification psychologique et le constat est que les actes violents existent toujours dans des situations de communications interpersonnelles. Communiquer, c’est échanger intentionnellement ou non. La communication est une manière de manifester un comportement et la violence exprime toujours une tension qui ne peut plus être contenue par le psychisme. Cette tension surgit lorsqu’un enfant a un sentiment d’une rupture communicationnelle émotionnelle avec les autres, comme le fait de ne pas être reconnu ou d’être ignoré qui est la pire des violences que peut subir un enfant. En effet, c’est ignorer l’existence de l’autre. La pyramide de Maslow indique les besoins fondamentaux et parmi ces besoins figure le besoin d’exister et d’être reconnu. Or, le fait de ne pas être reconnu provoque une blessure au niveau de l’être qui est touché violemment dans l’estime de soi et encore davantage lorsque qu’il y a une intentionnalité derrière. Cela touche l’être psychologique et la réaction qui s’en suit est une attaque agressive soit contre une personne ou soit qui peut être déplacée sur des objets.

L’enfant manifeste un besoin paradoxal de sortir de l’exclusion et d’entrer à nouveau dans le groupe par la suite et de communiquer avec lui. Or, l’enfant violent ne parvient à trouver le moyen adéquat pour communiquer et cela provoque alors le rejet, la souffrance et l’enfant aura tendance à monter en symétrie. La violence est en quelque sorte le seul moyen pour imposer sa présence puisqu’il ne sait pas comment s’y prendre différemment pour s’insérer dans un groupe.

Il est nécessaire que l’enfant répare ses gestes avant de rejoindre le groupe. S’il abîme par exemple du matériel, il devra le réparer. Il s’agit de trouver une sanction qui ait du sens pour lui. Eviter à tout prix de punir un “[…] élève en lui donnant un livre à lire pendant les vacances ! Comme s’il fallait, dans l’esprit d’un élève difficile, associer lecture et punition !” (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

Le SRED  (service de recherche en éducation), Famille, Ecole et Quartier a essayé de comprendre les raisons de l’échec scolaire ou des problèmes de comportement chez les élèves. Il ressort de l’étude que les élèves qui avaient des problèmes scolaires et de comportement vivaient subjectivement un sentiment d’exclusion. L’étude a été plus loin et a démontré que ces élèves appartenaient également à des familles qui étaient elles-mêmes exclues socialement. Elle vient attaquer le besoin narcissique, de l’estime de soi de l’enfant. L’exclusion de l’enfant provoque des dégâts.

Lorsqu’un enfant en agresse un autre, il y a derrière un besoin de contrôler quelqu’un, de dominer quelqu’un parce qu’il ne parvient pas à se contrôler lui-même (faiblesse au niveau du développement affectif qui entraîne ce besoin de domination). Faire subir quelque chose à un animal par exemple pour qu’il se comporte d’une certaine manière, comme si le fait de contrôler l’autre pouvait d’une certaine manière donner l’impression d’avoir un contrôle sur soi-même.

Lorsque l’enfant est contrarié, l’aider à nommer l’émotion, lui donner du afin qu’ils puisse le transformer dans une possibilité d’accomplissement. En effet, il existe des enfants qui ont vécu une enfance catastrophique et qui ont pu faire le saut de l’autre coté et sont devenus extrêmement doués dans les domaines où ils n’étaient pas doués.

Comment stimuler une saine estime de soi de mon enfant ?

L’estime de soi de votre enfant est leur fondation mentale. Un enfant sûr de soi est confiant, sûr, heureux, équilibré et atteint plus facilement le succès. Il peut notamment résoudre les problèmes qui se présentent à lui et il se développe grâce à vous qui êtes bienveillants envers lui.

Mais voyons à présent quelles sont les bonnes manières pour construire une saine estime de soi de votre enfant:

Le plus important est d’accepter votre enfant pour qui il est et de l’aider à faire de même. Enseigner à votre enfant que personne n’est parfait et que tout le monde fait des erreurs. Se référer à l’article « savoir tirer parti de ses erreurs et de ses réussites » qui a été publié le 17 juillet 2014. Vous découvrirez comment l’aider pour qu’il change peu à peu d’état d’esprit et qu’il ne voit plus l’erreur comme une source de frustration.

Les enfants qui ont construit une forte estime de soi sont en mesure de mieux tirer parti de leurs erreurs et de les appliquer lors de prochaines occasions. Au contraire, les enfants ayant une faible estime de soi deviennent frustrés et ont recours à des comportements où ils se dévaluent, du type «je suis stupide», « je suis nul » et promettent de «ne jamais essayer encore une fois ». Se référer à l’article « comment construire ou reconstruire l’estime de soi de votre enfant » qui a été publié le 1er mai 2014. Vous y apprendrez comment l’aider à prendre ou reprendre confiance en lui.

Aider votre enfant à découvrir ses capacités et ses talents et encouragez les exutoires afin qu’il puisse se construire et s’améliorer. Félicitez votre enfant non seulement pour des améliorations dans ses capacités et ses compétences, mais également pour les traits qu’il possède naturellement.

Il s’agit d’encourager l’enfant à faire des choix positifs et d’ouvrir un dialogue honnête avec lui. Les enfants qui apprennent à faire des choix quand ils sont plus jeunes sont bien préparés pour les choix plus difficiles qu’ils ont à faire lorsqu’ ils sont plus âgés.

Assurez-vous que vous passez beaucoup de temps de qualité avec votre enfant, au moins une fois par semaine. Lors des commissions par exemple, prendre le temps de parler et de rester en contact avec lui. Lorsqu’une semaine trépidante s’annonce, mettre à profit le temps passé lors d’un trajet en voiture ou lorsqu’il vous aide à ranger les commissions par exemple pour discuter avec lui. Se référer à l’article « la protection du bien-être émotionnel de l’enfant » qui a été publié le 25 septembre 2014. Vous découvrirez notamment la période la phase à laquelle votre enfant se développe le plus rapidement et les raisons de la nécessité de s’assurer que les besoins affectifs de votre enfant soient assouvis.

Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous conseille également la lecture suivante qui traite de l’influence du comportement parental sur la réussite de votre enfant :

– Develay, Michel (1998). Parents, comment aider votre enfant ? Paris, ESF.

Comment gérer les repas ?

La plupart des parents se sont déjà sentis impuissants et frustrés devant un enfant difficile à table. Dans ces moments-là, on passe par beaucoup de sentiments, on essaie parfois de mettre des chantages en place. Nous aimerions que notre chérubin mange de tout et tentons désespérément de lui faire avaler ce plat. La bataille se livre surtout avec les légumes verts. Sachez tout d’abord que vous n’êtes pas les seuls, et que les gouts de votre enfant varieront souvent.

Voici quelques astuces qui pourront vous aider :

Les enfants ne mangent que lorsqu’ils ont faim. Si le vôtre n’a pas faim, ne le forcez pas à prendre un repas ou une collation. Ne lui apportez pas son repas devant la télévision, en espérant qu’il mangera mieux. Et s’il vient à table, ne l’obligez pas à toute force à finir son assiette. Respectez l’appétit de votre enfant, vous risqueriez seulement de mettre en place une lutte de pouvoir par rapport à la nourriture.

Les enfants ont souvent du mal avec le gout et l’odeur des nouveaux aliments. Ils refusent de les manger, ou les mettent à la bouche et les recrachent. Ne vous braquez pas, expliquez-lui d’où vient ce nouveau légume, quel gout il a, comment on peut le cuisiner. Représentez-le-lui régulièrement. Vous devez faire en sorte qu’il ne soit plus une nouveauté. Votre enfant devrait de lui-même vous en demander, au bout de quelque temps.

Lorsque nous avons des enfants, nous instaurons des « routines », heures de lever, de coucher, etc., vous devez faire de même, avec l’heure des repas. Et surtout, prenez garde que vos collations soient données au moins une heure avant les repas. Ainsi, votre enfant aura faim quand vous l’appellerez pour passer à table, il sera donc plus enclin à manger.

Sans que le repas devienne une bataille rangée avec les aliments comme munition, il doit rester un plaisir. Transformez-le en jeu : formez une tête avec les spaghettis, les boulettes pour les yeux et la sauce deviendra une bouche. Inventez des histoires : « le géant prend les arbres (brocolis), les trempe dans le fleuve (sauce béchamel) et les mange ». Incitez vos enfants à participer, vous verrez qu’ils sont très créatifs. Par contre, éliminez toutes les autres distractions : éteignez la télévision, enlevez les livres et les jouets de la table.

Demandez à votre enfant de vous accompagner en courses, demandez-lui de vous aider à choisir les produits. Faites-le participer, une fois rentré à la maison : faites-lui rincer les légumes, les éplucher, les mélanger, les mettre sur la table. Plus vous le ferez participer, plus il se sentira impliqué, plus il aura tendance à manger ce qu’il a préparé.

Nous avons tous tendance à offrir le dessert comme une récompense. D’une part, le chantage risque d’induire une lutte de pouvoir au niveau du repas, mais vous envoyez aussi inconsciemment le message à votre enfant que le dessert est le meilleur aliment du repas. Évitez cette situation. De plus, les desserts doivent rester occasionnels. Les fruits, les yaourts devraient les remplacer pour une alimentation plus saine.

Vous pouvez devenir un peu sournois, en ajoutant du brocoli haché à la sauce spaghetti, en rajoutant des tranches de courgettes très fines dans votre gratin, des carottes ou des haricots verts dans votre hachis Parmentier, incorporez des légumes dans les smoothies, etc.

Enfin, ne tombez pas dans le piège de confectionner un repas différent à votre enfant, s’il refuse le plat que toute la famille mange. Vous ne feriez que l’encourager. Proposez-lui sans le forcer. Ces aliments lui devenant familiers, il finira sans aucun doute par y goûter.

N’oubliez pas que les enfants apprennent en imitant et que vous restez un modèle à leurs yeux. Si vous-même mangez de tout, de façon variée, en privilégiant les aliments sains, votre enfant sera plus susceptible de faire comme vous.

Ces quelques conseils devraient vous aider. N’oubliez pas que les habitudes alimentaires de votre enfant ne changeront pas du jour au lendemain. Tout comme vous, votre enfant peut ne pas aimer un aliment. Si vous désirez d’autres idées pour que votre famille soit en pleine forme et mange équilibré, des recettes de smoothies…

Comment réagir face à un questionnement à propos des règles de vie mises en place ?

Les enfants sont curieux de nature. Eh oui ! :). Par principe, les jeunes enfants posent des questions car ils souhaitent mieux comprendre quelque chose. Lorsqu’ils atteignent l’adolescence, c’est en général parce qu’ils souhaitent mieux comprendre les raisons pour lesquelles quelque chose est important et pourquoi ils devraient aussi ressentir les mêmes préoccupations que l’adulte. Indépendamment de leur âge, il est impératif que lorsque les règles et les attentes sont énoncées, l’enfant comprenne qu’il n’y a pas de place pour remettre en cause les règles mises en place et les conséquences d’une violation des règles.

Les jeunes enfants ne comprennent généralement pas une longue explication du pourquoi il est important qu’ils soient de retour à la maison à une certaine heure ou pourquoi ils ne sont pas autorisés à jouer au ballon dans la maison. Cependant, la seule chose qu’ils cherchent à faire la plupart du temps est de rendre leurs parents fiers et heureux. Lorsqu’un jeune enfant demande «Pourquoi?» ou «Pourquoi pas?», lorsqu’il leur est expliqué qu’ils ne peuvent pas jouer avec quelque chose, quelqu’un ou encore les raisons pour lesquelles ils doivent obéir à une règle mise en avant, tout simplement leur expliquer que cela nous fait plaisir lorsqu’ils respectent les règles de la maison et qu’ils fassent ce que l’on attend d’eux. Eviter d’utiliser le terme «parce que je l’ai dit» qui ne fait qu’ajouter de la frustration et de la confusion pour lui.

Les enfants plus âgés, les adolescents demanderont probablement davantage d’explications des raisons. Quand ils remettent en question «Pourquoi?» ou «Pourquoi pas?», il est préférable de directement, honnêtement et clairement indiquer notre raisonnement. «Je vous ai demandé d’être la maison pour 17 heures parce que nous devons être chez le dentiste à 18h00 pour votre check-up et nous ne pouvons pas être en retard.» C’est aussi une excellente occasion de réitérer les conséquences de la rupture de la règle. «Si vous n’êtes pas à la maison vers 18 heures, vous n’irez pas chez votre ami ce week-end». Etre cohérent, ferme et clair.

Bien que votre enfant puisse vous défier en demandant votre raisonnement à propos des raisons de la mise en place d’une règle, il montre aussi qu’il grandit et qu’il se différencie de l’adulte (pensée autonome). Eviter de se mettre en colère ou se sentir frustré quand ils posent des questions et réaliser que c’est leur façon de comprendre leur monde autour d’eux.

Le succès des communications bidirectionnelles avec votre enfant

L’un des défis les plus frustrants auxquels les parents sont confrontés est de communiquer efficacement avec leur enfant. Malgré les efforts pour ouvrir une communication bidirectionnelle et honnête de communication avec lui, nous devenons frustrés quand il semble que leur attention n’est pas uniquement centrée sur ce que nous avons à lui transmettre oralement. Pourtant, nous semblons trouver tout à fait acceptable de discuter avec lui tout en lisant le journal ou encore en travaillant sur l’ordinateur :). S’ensuit alors souvent un étonnement du fait que la ligne de communication bidirectionnelle ait été rompue avec lui.

 

Mais qu’est-ce qu’une communication bidirectionnelle au juste ? 

C’est une communication qui peut s’effectuer dans les deux sens. Se référer à l’article « Comment écouter votre enfant s’exprimer ? » qui a été publié le 21 juin pour quelques exemples de cas concrets.

Les enfants sont naturellement et facilement distraits et ne répondent pas toujours à nos sollicitations. Il est de la responsabilité des parents notamment de souligner l’importance des modèles positifs et de s’assurer que l’enfant apprenne que l’ignorance de la communication n’est pas acceptable. La prévention précoce, sous la forme d’instruction quant aux formes appropriées de communication, est la clé pour s’assurer que la non communication ne devienne pas une mauvaise habitude. Il s’agit de rester complètement et totalement concentré sur eux et la conversation.
Cesser de lire le journal ou le travail à l’ordinateur par exemple et se rendre dans une pièce où il n’y a pas de distractions afin d’offrir les meilleures chances à l’enfant d’être vraiment écouté.

Parler à l’enfant et lui expliquer dans des termes appropriés pour son âge comment il communique et pourquoi sa méthode ne fonctionne pas. Montrer à l’enfant comment communiquer efficacement, même lorsque les questions sont difficiles.

Etre un auditeur actif

Laisser l’enfant exprimer ses opinions, ce qu’il a compris d’une histoire par exemple et poser des questions pour s’assurer la compréhension de son point de vue ou de ce qu’il a compris de l’histoire.

Constance

Etre constant dans la manière de communiquer avec lui en envoyant le même message au travers de chaque interaction. Lui permettre de voir que l’on va attirer notre attention sur lui quand son comportement indésirable resurgira.

Les enfants restent des enfants et ils seront parfois distraits et ne seront pas communicatifs. Vous êtes l’expert de la connaissance du comportement de votre enfant et vous pouvez juger de l’amélioration de leur capacité à communiquer et à mettre des mots sur ce qu’ils vivent. La meilleure façon d’assurer les modes de communication saines est de modéliser des compétences de communication bidirectionnelles en lui montrant le bon exemple. C’est-à-dire en l’écoutant plus attentivement et en ayant un contact visuel avec lui lors de l’interaction.

Comment respecter les besoins de l’enfant ?

Les 10 commandements de l’enfant :

… pour les parents.

1. Mes mains sont petites; ne vous attendez donc pas à la perfection
quand je fais mon lit, quand je dessine ou que j’envoie un ballon.
Mes jambes sont courtes; ralentissez pour que je puisse vous
suivre.

2. Mes yeux n’ont pas vu le monde comme vous; laissez-moi l’explorer
en toute sécurité, mais sans interdit inutile.

3. Il y aura toujours des choses à faire à la maison, mais moi je ne
suis jeune que pour quelques années. Prenez le temps de m’expliquer
les choses, avec patience et bonne volonté. Ce monde semble si
merveilleux !

4. Je suis fragile, même si je ne le montre pas. Soyez sensible à mes
besoins, à ce que je ressens. Ne vous moquez pas de moi sans arrêt.
Traitez-moi comme vous aimeriez être traité ou, mieux, comme vous
auriez aimé être traité quand vous aviez mon âge.

5. Je suis un cadeau de la nature; traitez-moi s’il vous plait comme tel. Je suis responsable de mes actions, mais c’est vous qui me donnez
l’exemple et convenez avec moi de règles – avec amour.

6. Je suis petit et grandis chaque jour ! J’ai besoin de vos encouragements pour grandir. Mettez la pédale
douce pour les critiques. Souvenez-vous: vous pouvez critiquer
ce que je fais sans me critiquer, moi.

7. Donnez-moi le droit de prendre des décisions moi-même. Autorisez-moi à expérimenter l’échec, pour que j’apprenne de mes erreurs. De cette façon, je serai prêt à prendre plus tard les décisions que la vie me demandera de prendre.

8. S’il vous plaît, cessez de me comparer. Je suis unique. Si vous
avez des attentes trop fortes pour moi, je ne me sentirai pas à la
hauteur, et cela minera ma confiance en moi. Je sais que c’est
difficile, mais ne me comparez pas à ma soeur ou à mon frère.

9. N’ayez pas peur de partir ensemble pour un week-end. Les enfants
on eux aussi besoin de vacances, sans leurs parents – tout
comme les parents ont besoin de vacances sans leurs enfants.
En plus, c’est une façon de nous montrer combien votre relation
est forte et combien vous vous aimez.

10. Apprenez-moi la relaxation :
La méditation ou la prière. Montrez-moi l’exemple en vous
recueillant vous aussi. J’ai besoin moi aussi d’une dimension intérieure.

Texte anonyme, traduction, (c) 2002