L’encouragement plutôt que l’interdiction

Lorsqu’un enfant désobéit de manière systématique, il est nécessaire de ne pas ajouter encore davantage d’interdits.

Les règles doivent bien entendu être adaptées à l’âge de votre enfant pour bien qu’il les comprenne. Plus l’enfant est petit et moins elles devront être nombreuses, au risque de ne pas fonctionner.

Vers l’âge de 2-3 ans, l’enfant prend conscience de ses limites et cela le frustre. Les longues explications sont à bannir car elles sont difficilement assimilables.

Vers l’âge de 6-7 ans, l’enfant apprécie particulièrement qu’on reconnaisse ses efforts et les encouragements le motive pour perséverer. Toutefois, c’est également le cas vers l’âge de 3 ans. L’encouragement d’un bon comportement encorage souvent l’enfant à poursuivre dans la bonne voie.

Lorsqu’un enfant de 15 mois commet un interdit comme toucher aux boutons d’interrupteurs par exemple. Il s’agit de lui dire calmement mais de manière ferme et claire ce que l’on attend de lui comme « Tu ne dois pas toucher à l’interrupteur », sans donner d’explications puis le distraire de son but en lui proposant autre chose comme explorer des enveloppes contenant des images par exemple. Il en sera ravi et en oubliera l’interrupteur 😉

Tous les enfants ont besoin de se confronter à l’autorité pour grandir et développer leur autonomie. Ils ne font donc pas cela pour nous embêter mais sont en quête d’affirmation et d’indépendance.

Il s’agit donc de veiller à être cohérents et constants dans les demandes adressées à l’enfant. La cohérence et la constance signifient de ne pas céder de temps à autre à son mauvais comportement en lui accordant finalement quelque chose qui lui avait été refusé au départ, car il assimilera alors que ses « explosions de colère » sont récompensées et lui donneront envie de les répéter.

Première chose à faire que vous pouvez faire pour aider un enfant à surmonter son comportement lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veux, se jette par terre etc. est de ne pas montrer que sa réaction vous affecte (positivement et négativement, l’ignorer peut être une bonne solution), au risque de faire persister sa crise.

Le fait de crier, hurler, le menacer, la fessée ne changera jamais son mauvais comportement et c’est une manière pour lui d’attirer son attention vers vous.

Lorsqu’il ne veut pas prendre son bain par exemple, vous pouvez lui dire « je comprends que tu n’aies pas envie d’aller prendre ton bain mais il le faut, et tu peux venir mettre le produit du bain pour que ça mousse ». Lui donner une petite responsabilité pour l’amener à obéir à une petite contrainte fonctionne bien.

Par ailleurs, pour l’aider à obéir, laissez à l’enfant le choix entre deux solutions plutôt que de lui imposer systématiquement votre choix. Pour le bain, veux-tu un bain avec de la mousse verte ou rouge ? Idem lorsqu’il joue au parc par exemple : « Tu as le droit de monter tout en haut de la cabane uniquement si je te tiens par la main, ou alors, si tu veux monter seul, tu peux monter sur la petite cabane moins haute ». Le fait de lui laisser deux choix l’aidera à obéir 😉

Féliciter ses bons comportements ensuite. Par exemple dans le cas où il aura pu en faire une et ne l’a pas faite. Lui dire qu’il peut être fier de lui et que vous avez apprécié le fait qu’il soit allé prendre son bain sans faire de crise de colère quand vous le lui avez demandé. Il faut ensuite le rendre fier de ses efforts pour qu’il puisse prendre confiance en lui et ne pas trop donner de poids à ses écarts de conduite.

Une manière de valoriser les progrès de son enfant

Il peut être très frustrant de demander à votre enfant, encore et encore d’effectuer les tâches demandées sans qu’ils ne s’exécutent. Si c’est le cas, il peut être utile de faire un planning de la semaine avec les différentes tâches à réaliser qui peut-être créé et discuté avec votre enfant. Ces diverses tâches pourraient inclure la sortie des poubelles, faire la vaisselle, le nettoyage de leur chambre, les travaux de jardinage ou mettre de linge dans la buanderie. Chaque tâche doit être juste effectuée une fois ou deux fois par semaine. Rien de surréaliste. Après que votre enfant ait terminé chaque tâche, ils peuvent mettre une coche sur le planning. À la fin de chaque semaine, le parent et l’enfant contrôlent ce planning et vérifient que chaque tâche ait été accomplie. Le féliciter et le rendre fier mais il le sera déjà 😉

En contrepartie, l’enfant pourrait toucher son argent de poche en fin de semaine. Une bonne règle de base est de 50 cents par année d’âge. Ainsi, votre enfant de 8 ans gagnerait 4,00 francs par semaine à condition que chaque tâche sur la liste ait été complétée. Si elle ne l’a pas été, alors il ne reçoit pas son argent de poche.

Une idée est également d’apprendre à l’enfant à économiser son argent, à en donner une partie aux moins fortunés que lui et à dépenser le tiers restant.

Pour cela, vous pourriez envisager de faire la séparation dans trois boîtes de café séparés ou en pots de l’argent par exemple et de cette façon, vous et votre enfant serez en mesure de garder une trace de ce qui a été sauvé, combien a été dépensé et combien de leur argent de poche est allé pour aider quelqu’un d’autre.

Vous pouvez également décider d’utiliser des incitations non monétaires comme moyen de récompense si les tâches ont bien été remplies, comme par exemple lui permettre de jouer deux heures chaque week-end à son jeu vidéo préféré ou aller voir un film avec sa maman ou son papa.

Interview exclusive avec M. Jean-Charles Wälti, Professeur d’Aïkido, 6ème Dan, formateur et intervenant en auto-protection en milieu socio-professionnel

 

Voici ci-dessous les liens pour l’inscription aux différentes prochaines formations :

GESTION DE LA VIOLENCE EN MILIEU PROFESSIONNEL (28-29-30 septembre et 1er octobre 2015, descriptif dans le catalogue de formation des HUG page 14)

AUTOPRECTION ET SECURITE PERSONNELLE (6-7 octobre et 2 novembre 2015, descriptif dans le catalogue de formation des HUG page 11)

 

Comment prévenir la violence ?

Cette semaine, je partage des informations autour d’une superbe formation, « prévention de la violence », que j’ai suivie dernièrement sur plusieurs weeks-ends et qui a été donnée par M. Jean-Charles Wälti. Il enseigne l’aïkido depuis 1990, date à laquelle il a ouvert sa propre école. Depuis 1993, il dispense des formations d’auto-protection et d’approche préventive de la violence.

La spécificité de son enseignement réside principalement dans une authenticité due à son lien avec Hkitscuhi Senseï, ainsi que dans le respect de l’enseignement traditionnel de l’aïkido tel que l’a enseigné le fondateur, maître Morihei Ueshiba. A titre d’information, cet article constitue de simples notes car les exerices effectuées ont été pratiques et ce résumé n’a donc pas la prétention d’être exhaustif par rapport à l’ensemble des techniques qui ont été démontrées durant la formation.

Exercices pratiques d’échauffement et de centration effectués :

– Glisser un pas en avant sans lever le pied droit, idem avec le pied gauche. Changer l’équilibre pour en trouver un autre. Rester stable.

– Travail de centration (tube qui nous traverse verticalement à partir du haut de la tête et qui est le centre de rotation). Effectuer de légères rotations de droite à gauche et de gauche à droite. Importance d’être centré avec des enfants qui n’ont pas de centre, cela les aide à se recentrer.

– Exercice de poussage dans le dos (omoplate gauche et droite), puis partir sur plusieurs pas en avant puis s’arrêter. L’idée est de ne pas opposer de résistance mais de se laisser aller de l’avant puis de freiner le mouvement progressivement jusqu’à l’arrêt et de prendre de la distance avec l’agresseur.

– Technique pour emmener un enfant ailleurs (sans le tirer par le bras). Technique de lui prendre le bras sans le pincer :

Lui placer les bras le long de son corps (aide à le (re)centrer et éviter qu’il « n’éclate »). Puis se déplacer naturellement vers l’endroit voulu en le guidant ainsi.

– Adopter un langage corporel ouvert :

– Diriger son bassin vers chaque élève permet de lui témoigner de l’importance (langage corporel ouvert). L’exemple d’un langage corporel fermé de l’enseignant qui passe entre les pupitres en tournant juste la tête et en ne dirigeant pas entièrement son bassin vers l’élève. Avoir un langage du corps ouvert est bienveillant pour les élèves.

– Ne pas pointer du doigt est accusateur pour un élève. Il est préférable de montrer avec toute la paume fermée car cela inspire de la bienveillance.

Comment les prédateurs choisissent-ils une victime ?

  1. Elle ne fait pas attention à ce qui se passe autour d’elle, elle est dans la lune (ex. une participante n’a pas regardé le formateur depuis qu’il s’est levé et il l’a ainsi choisie car correspond au profil d’une bonne victime)
  2. Une personne qui marche en ne regardant pas ce qui se passe autour d’elle, en regardant en bas et en accélérant le pas démontre qu’elle a peur. Profil idéal d’une bonne victime.
  3. Une personne trop arrogante (genre, tu veux quoi ? Tu veux ma photo ?)

– 1ère mise en scène effectuée : Traverser la salle d’un bout à l’autre avec deux potentiel agresseurs au milieu. Importance de regarder ce qui se passe derrière nous une fois les agresseurs dépassés.

– 2ère  mise en scène effectuée : L’agresseur se met en travers de notre chemin. Posture et attitude non violente à adopter envers lui : tendre les deux bras, paumes vers le haut « stop, arrêtez de me parler, je ne suis pas intéressé ».

– Maintient d’une distance de 4 mètres ! Si la distance est inférieure, l’humain se sent mal à l’aise avec quelqu’un qu’il ne connaît pas.

Technique pour se libérer d’un étranglement :

– Technique pour se libérer d’un étrangement par devant lorsque l’agresseur utilise ses deux mains pour l’étranglement

  1. Prise du bras, placer notre main droite perpendiculairement au bras de l’agresseur (mettre la main devant pour ne pas voir la personne et éviter de se faire hypnotiser par son regard) puis crier non ! ou stop ! et le faire pivoter rapidement sur la gauche.
  2. Lui mettre la position des mains le long de son corps, se retirer à 4 mètres au moins et dire : « je ne veux pas être étranglé, je te demande d’arrêter », tout ceci sur un ton neutre (après s’être relaché et sans tension émotionnelle).

P.S : La prise fonctionne aussi pour la victime lorsqu’elle se fait étrangler contre la paroi d’un mur.

Technique de l’étranglement depuis derrière : Tourner légèrement la tête à droite puis se tourner légèrement son corps sur la droite et dire : «  non, lâche moi ! Je vais te frapper avec le coude ! ». Coude contre le ventre. Plusieurs fois, frapper jusqu’à ce qu’il lâche prise.

– Astuce : Ne jamais regarder l’objet si un enfant veut lancer un ciseau par exemple, car plus de risque qu’il le lance sur nous. Au lieu de cela, maintenir le contact visuel avec lui et lui dire fermement non !

Diverses attitudes et postures à adopter : Ne pas se mettre devant la porte pour empêcher physiquement l’enfant de sortir ! L’enseignant ou le personnel soignant ne sont pas des goeliers ! Adopter plutôt le discour suivant : « j’ai besoin que tu restes un moment à l’intérieur durant la récréation » tout en étant à côté de la porte.

Enfants autistes : qui ne filtrent pas mais s’attachent à tous les détails (exemple en voiture). Histoire des neurones miroirs.

Histoire du comportement humain :

Henry Laborit : expériences avec des souris qui se prennent des décharges électriques dans une cage.

Comportement de la souris étudié : action inhibitoire (état d’esprit type : on ne peut rien y faire).

Exemple si la souris ne peut pas fuir la décharge électrique. Si trois souris dans une cage fermée et pas le choix, alors elles vont commencer à se battre dès que la lumière s’allume. Le test prouve que les souris, lorsqu’elles se battent, restent en meilleur santé, en comparaison avec la souris qui reste seule (besoin d’exprimer la violence). Quand on ne peut pas exprimer la violence envers les autres, cela peut entraîner au suicide.

L’inhibition de l’action chez l’homme se traduit par de l’angoisse et des perturbations biologiques profondes. Chez l’homme, interdiction de cette violence défensive.

Exemple d’un père qui assied son enfant sur une armoire haute qui entraîne l’impuissance de l’enfant, une inhibition de l’action qui n’est pas bénéfique pour lui. L’enfant a besoin de pouvoir s’exprimer en claquant la porte ou en sortant par exemple.

Exemple d’un patient armé d’un couteau, puis quand le personnel se retire, il se poignarde lui-même !

Attitude à adopter en cas de bagarre entre deux personnes :

– Commenter ce qui se passe de façon à attirer l’attention des deux personnes. Ne pas faire irruption dans la bagarre directement. Appeler l’aide d’un collègue. Position de la main sous le nez et ramener la personne en arrière.

– Histoire de l’interdiction de lancer des boulles de neige lors des récréations : le système scolaire est prévu pour des gens en EMS. Ne pas bouger etc.

Situation d’un enfant qui se tape la tête par terre et attitude à adopter :

– Se mettre à côté de lui, mettre le bras sur son bras et faire un mouvement de rotation sur son bras vers l’intérieur (l’aide à le rencentrer).

Situation d’un enfant qui ne veut pas sortir de classe alors que ça lui a été demandé et attidude à adopter :

Pas grave, se mettre à côté de lui à sa hauteur et parler avec lui. « Tu sais pourquoi j’ai besoin que tu sortes un moment ? C’est difficile pour moi ». S’il ne veut pas, lâcher prise… oublier son égo. C’est souvent à ce moment qu’il va y aller.

Situation d’un enfant psychotique et attidue à adopter pour le guider à un autre endroit :

– Position de la main sur la tête et poser main sur l’avant bras et guider la personne psychotique (ou non) : semblable à la position du fœtus.

– Soulager un enfant qui se mord (procure une sensation pour l’enfant psychotique et qui l’apaise dans son angoisse), se mettre à côté de lui et être apaisant en chantonner une petite chanson par exemple.

– Sortir un élève avec les 2 bras tendus ou le prendre sous les bras et tendre les bras et aller vers la sortie rapidement. Impression d’être sur un rail.

Conclusion : Ne pas être dans le faire mais dans l’être avec les enfants.

– Exercices d’auto-protection de la tête avec ses avants bras.

– Faire tomber un élève par terre depuis derrière en utilisant la technique vue au cours : calme souvent (mais à discuter avec l’équipe, car position peu confortable).

– Mettre le doigt sous le nez lorsqu’on nous attrape pour faire lacher prise à l’enfant.

– Technique d’auto-protection face à un agresseur muni d’un couteau au niveau de la carotide (très dangeureux).

Prendre fermement la lame du couteau avec les deux mains (ne devrait pas trop couper ainsi) et pivoter sur la droite et partir avec le couteau.

– Technique d’auto-protection face à un agresseur muni d’un pistolet :

– Prendre son porte monnaie, dire qu’il y a beaucoup d’argent dedans et le lancer sur le côté (afin d’éviter qu’une balle ne parte par erreur), puis partir aussi vite que possible.

Lectures conseillées :

  1. Pourquoi je ressens ce que tu ressens « La communication intuitive et le mystère des neurones miroirs », de Joachim Bauer.
  2. Film « mon oncle d’amérique, avec gérard depardieu, nicole garcia, roger-pierre et pierre arditi.
  3. « Eduquer sans punir », du docteur Thomas Gordon.

 

Un jeune garçon parle du Sens de la Vie et de l’Univers (Interview)

Dans cette petite vidéo, un père interroge son fils de 9 ans et lui pose les questions suivantes :

– La Terre est-elle au centre de l’univers ?

– Y’a t-il de la vie sur d’autres planètes ?

– Quel est le sens de notre vie ?

– Les événements de la vie sont-ils prédestinés ?

Partagez-vos avis ci-dessous à propos de cette vidéo impressionnante !

Nous pouvons voir à travers cette petite vidéo que le sens que nous donnons à notre vie dépend de la manière dont nous avons été socialisés et éduqués.

« Alphabet » Le nouveau film de Erwin Wagenhofer, un film consacré à la formation, – la déformation – le manque de formation ou à la possibilité de faire tout différemment. 

« Erwin Wagenhofer comprend le thème de l’ « éducation » de façon bien plus vaste et radicale qu’il n’est traité d’habitude. Presque tous les débats au sujet de l’enseignement à un cadre marqué par l’esprit de concurrence et à propager un type d’école, dans lequel les élèves amèneraient uniquement les meilleurs résultats. Wagenhofer par à contre-courant et investit les schémas de pensée qui se cachent derrière ces débats. Ce que nous apprenons, définit notre réserve de savoir, mais comment nous apprenons, définit notre pensée »

Comment créer un environnement d’apprentissage positif à la maison ?

Il a été démontré à maintes reprises dans les études de recherche qu’un parent qui est impliqué dans l’éducation de son enfant a un impact positif. Les familles de classe sociale moyenne et favorisée sont en général davantage impliqués dans l’éducation de leur enfant. Le taux de réussite universitaire est également plus élevé pour les enfants issus d’une classe sociale favorisée et l’on observe une amélioration des attitudes et des comportements chez l’enfant qui sera plus susceptible de s’intégrer au groupe lors de son entrée à l’école enfantine. Ceci s’explique par le fait que l’écart est plus réduit entre son milieu familial aisé et les attentes scolaires, alors que l’écart sera beaucoup plus grand entre le milieu familial défavorisé et les attentes scolaires. Envoyer donc le message tôt à votre enfant que le foyer constitue également un facteur important de son apprentissage.

L’élément le plus important d’un environnement d’apprentissage positif à la maison est probablement la structure mise en place. Mais qu’est-ce trop ou trop peu ? Si nous sommes trop indulgents ou trop, le risque est que l’enfant devienne désorganisé ou démotivé. Si nous sommes trop rigides et stricts et que nous fixons la barre des exigences trop haut, cela peut provoquer une pression chez l’enfant et le faire se sentir incapable d’atteindre nos attentes et le met en échec.

Quelle est donc la meilleure façon de trouver un juste milieu afin de créer un environnement d’apprentissage positif pour votre enfant à la maison ?

L’aider à développer un espace de travail où il peut étudier et où il peut avoir la possibilité de se concentrer sans être interrompu. Les enfants font généralement mieux quand ils ont une zone d’étude privée loin de l’interruption. Veiller également à ce que la pièce où travaille votre enfant soit bien rangée et lui éviter des sources de distractions (exemple : une pile de voitures par exemple ou de jeux vidéos sur son bureau). Si votre enfant préfère faire son travail à la table de la cuisine, s’assurer que les autres membres de la famille comprennent que la cuisine est indisponible au cours du temps d’étude. S’assurer que votre enfant possède beaucoup de fournitures et de matériaux de référence disponibles et que l’environnement soit lumineux. S’assurer également que le lieu de travail choisi soit calme et que votre enfant puisse étudier et travailler sans interruption. Un décor attrayant de la pièce où il travaille comme par exemple afficher les réalisations des enfants contre le mur afin qu’il soit accueillant et confortable (en plus de mettre en valeur ses productions). Pour davantage d’information à ce sujet, consulter l’article paru l’an dernier sur la construction de l’estime de soi de votre enfant.

Il est également avantageux de convenir d’un temps régulier pour étudier. Pour aider votre enfant à faire des devoirs une habitude, programmer un temps de jeu chaque jour pour faire ses devoirs. La fragmentation du temps d’étude en petits moments fonctionnerait-il mieux pour votre enfant qu’une période d’affilée ? Travaillez avec lui pour savoir ce qui fonctionne le mieux. En outre, être sûr qu’il dispose d’une pause suffisante entre le moment où il rentre de l’école avant qu’il ne s’asseye pour travailler, afin qu’il puisse avoir le temps de «décompresser» de sa journée.

Développer un moyen efficace de garder un suivi des tâches déjà effectuées en les barrant comme achevé les aide à développer une méthode productive pour accomplir des tâches plus tard dans la vie.

Par ailleurs, développer avec l’enseignant de votre enfant une collaboration est très utile. Les enseignants sont généralement très désireux et heureux de travailler avec un parent impliqué pour aider à la réussite globale de l’enfant à l’école. Qu’il se agisse d’observations envoyées dans le sac à dos de votre enfant ou une correspondance e-mail pour l’informer par exemple comment s’en est sorti l’enfant pour les devoirs. A ce propos, il est souvent préférable de laisser votre enfant faire ses devoirs en autonomie – plutôt que de vouloir tout corriger avec lui – et cela permettra ainsi à l’enseignant de repérer plus facilement les lacunes éventuelles de l’enfant et de lui proposer d’autres exercices adaptés pour lui permettre de progresser. Vous pouvez toutefois, une fois qu’il a terminé ses devoirs, survoler avec lui les exercices et voir où il peine encore, sans corriger. Si vous souhaitez toutefois absolument corriger les erreurs dans les devoirs, faites une photocopie de la fiche de devoirs et effectuez la correction sur une autre fiche que vous pouvez joindre aux devoirs. De cette manière, vous collaborez avec l’enseignant de l’enfant et vous l’aidez à repérer ce qui doit encore être travaillé en classe.

Comment observer l’éclipse ce vendredi 20 mars avec les enfants

Aujourd’hui, je partage deux liens qui concernent l’éclipse de soleil à laquelle nous assisterons ce vendredi 20 mars.

Le premier lien est génial car il explique comment voir avec les enfants en toute sécurité l’éclipse de soleil qui se produira en matinée, même si l’on ne dispose pas de lunettes de protection (eh oui ! ;). C’est un phénomène sensationnel à ne rater sous aucun prétexte et je trouve fort dommage de devoir cloîtrer des enfants à l’intérieur, notamment parce que se procurer une paire de lunettes de protection pour tous les élèves coûte cher. C’est peut-être l’occasion unique de l’année de les intéresser à la science et au monde qui les entoure… mais il existe des solutions que nous donne le dessinateur Sylvain Rivaud, alias Lepithec : découvrez-les dans le lien ci-dessous !

Petits conseils pour observer l’éclipse le vendredi 20 mars avec les enfants

La vidéo quant à elle explique ce phénomène :

Comment réagir face à un enfant qui pleure sans cesse

C’est irritant, c’est frustrant et ça tape sur les nerfs. Bien que cela soit inacceptable, la pleurnicherie est l’un des moyens pour votre enfant d’attirer votre attention. Mais, comme d’autres mauvaises habitudes, vous pouvez les diminuer en employant quelques stratégies simples pour apprendre à votre enfant qu’il existe d’autres manières appropriées et efficaces de communiquer avec vous.

Tout d’abord, essayer de limiter les situations qui le déclenchent comme faire les commissions lorsqu’il a faim ;). Ne le laissez par exemple pas s’impliquer dans un jeu frustrant ou un projet avant le coucher. Il est également utile de lui annoncer une mauvaise nouvelle à l’avance comme par exemple: «encore deux carrousels et ensuite on rentre à la maison». Lorsque l’enfant sait à quoi s’attendre, il est en général plus à même de s’adapter que si on lui annonce soudainement, «maintenant on rentre à la maison».

Faites attention lorsque votre enfant vous parle. La pleurnicherie est parfois une réaction lorsqu’un enfant sent que vous ne lui donnez pas toute votre attention. Se référer à l’article « comment écouter les enfants s’exprimer » publié le 21 juin 2014 pour davantage d’information à ce sujet.

Lorsque le pleurnichement commence, ne pas réagir de façon excessive. Gardez une réponse simple, calme et neutre en ne vous laissant pas affecter car l’enfant cherche justement à faire que l’adulte cède lorsqu’il se met à pleurnicher parce qu’il désire faire cesser son comportement. Lui demander de répéter la demande sur un ton régulier et sans pleurnicher est important. Comme le souligne M. Jorge M. Dias Ferreira dans l’interview, le plus important est de ne pas céder aux caprices de l’enfant. Si l’adulte cède, l’enfant va alors déduire que la pleurnicherie est un bon moyen d’obtenir ce qu’il veut. Or, il s’agit de lui faire comprendre qu’il peut parler à l’adulte sans pleurnicher et il va falloir l’accompagner lorsqu’une telle émotion le submerge. Il a en effet besoin de l’adulte pour se contrôler et il va falloir le rassurer, lui parler avec calme et bienveillance, lui dire qu’il a le droit d’être en colère et lui expliquer pourquoi il ne peut pas avoir ce qu’il convoite. L’ignorer jusqu’à ce qu’il parle correctement et le féliciter pour cela une fois qu’il y parvient. Il s’agit ainsi de faire preuve de compréhension et de patience.

Parfois, pleurnicher peut être le résultat d’un traumatisme et de la difficulté rencontrée dans sa vie. Un divorce, une maladie, des difficultés familiales ou encore de graves problèmes à l’école peuvent être à l’origine de ce comportement. Il s’agira alors de porter une attention particulière et de qualité dans ce cas là pour que votre enfant puisse surmonter ce moment difficile. Votre pédiatre peut également aussi proposer des alternatives pour faire diminuer voire disparaître la pleurnicherie si l’écoute active et les autres moyens mis en oeuvre ne suffisent pas.

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Comment s’occuper et aider l’enfant à grandir

Cette semaine, je partage des informations autour d’une superbe formation que j’ai suivie la semaine dernière sur « la violence à l’école et la carence d’autorité éducative » qui a été donnée par M. Jorge M. Dias Ferreira, psychologue scolaire au Service de l’enseignement, de l’évaluation et du suivi de l’élève auprès de la direction générale de l’enseignement obligatoire et qui par ailleurs, représente une ONG auprès de l’ONU. A titre d’information, cet article constitue de simples notes de cours et n’ont donc pas la prétention d’être exhaustives par rapport à l’ensemble du contenu qui a été traité durant la formation.

Dans notre société actuelle de consommation, la culture dominante prône souvent des « pseudos valeurs » relatives au fait de vouloir avoir tout, tout de suite, avec le moindre effort possible, le maximum de plaisir et le maximum de rentabilité. Les enfants peuvent être victimes d’un tel système qui peut aboutir à la « chosification » de la personne humaine. La personne devient ainsi un simple moyen or il faut qu’elle soit la finalité. Afin qu’un enfant puisse bien grandir, quelques conditions doivent être réunies, au risque d’engendrer des troubles du développement affectif qui engendrent à leur tour des difficultés cognitives chez l’enfant. Pour qu’il puisse bien grandir, l’autorité de l’adulte est alors nécessaire à son épanouissement.

Mais que signifie au juste le mot autorité ?

Il vient du latin auctoritas qui est relatif à auctare et augere et qui signifie favoriser, augmenter (rendre plus grand et plus considérable). Se référer à l’article ci-joint :

Carence d’autorité éducative

Il ne faut pas le confondre avec autoritarisme, synonyme de tyrannie et qui signifie la tendance d’une personne à abuser de son autorité, à l’exercer avec rigueur et qui cherche à l’imposer.

Pour éviter les troubles du développement affectif et les difficultés cognitives, comme le souligne M. Jorge Dias Ferreira, il s’agit de faire preuve d’autorité envers l’enfant : « Du point de vue éducatif, l’autorité des parents est aussi nécessaire aux enfants que l’affection […] un père ou une mère qui exerce son autorité ne le fait pas pour affirmer sa personnalité, mais pour aider l’enfant à dépasser une difficulté, pour le protéger d’un danger, lui permettre de se développer et de devenir indépendant. Par contre, l’autorité familiale mal comprise, rigide, tyrannique est aussi néfaste que la carence d’autorité éducative. Sans l’autorité, l’éducation est incertaine, la personnalité reste faible et inconstante, la conscience morale devient déficiente, l’individu vit dans l’insécurité et l’anxiété» (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

Le film « La cité de Dieu » qui se déroule dans un quartier violent de Rio de Janeiro et cela illustre parfaitement les conséquences réelles d’une carence d’autorité éducative, le mal-être, l’agressivité et la violence extrême que cela engendre pour les enfants vivant dans ce quartier très pauvre. Un excellent film à voir absolument 😉

Stanislas Komkewiczs, psychiatre et psychothérapeute, a étudié des détenus durant une longue période et il a étudié leur histoire. Il a fait le constat que les détenus avaient des facteurs communs qui pouvaient expliquer certains actes violents commis.

Exemples :

  1. Carence affective dans la petite enfance.
  2. Violence subie par les parents, notamment par le père.
  3. Dépendance à l’alcool, la drogue…

La criminologie s’est posé la question à propos des violences commises : Quel est le point qui est commun aux gens qui ont commis des actes violents ? Comment se fait-il que certains font des actes violents d’un seul coup, alors qu’ils n’avaient pas de passé judiciaire ? Le constat est que ces gens ont évolué dans un milieu familial et scolaire dans lequel il n’y avait pas de limites, de normes et sans jamais avoir eu de sanctions éducatives et sans jamais avoir eu de sentiment de culpabilité. Le problème avec cette absence de normes est que l’enfant ne développe pas le sentiment de culpabilité et lui envoie le message qu’il peut continuer et cela favorise malheureusement le crime. Il est donc essentiel d’investir l’enfant et de l’aimer sans condition. Ne pas aimer l’enfant parce que c’est un bon élève car si le fait d’exister est tributaire de réussir à l’école, cela ne sera pas bien pour le développement de l’enfant.

Par ailleurs, l’enfant éprouve le besoin de se confronter pour grandir. Vers l’âge de 2 ans et demi, l’enfant commence à s’affirmer en disant non. Cela signifie : laissez moi exister, laissez moi grandir. Le laisser s’affirmer tout en gardant le lien avec lui est essentiel. La confrontation engendre chez l’autre l’être et la vie et l’aide à devenir lui même, à s’affirmer et l’aide progressivement à savoir qui il est. Sinon, il ne grandit pas et surtout il risque d’avoir très peur d’avoir de créer un lien d’amitié avec quelqu’un dans la crainte d’être étouffé.

L’autorité est donc nécessaire pour que l’enfant puisse bien grandir et cela l’aide à affronter les difficultés du quotidien. Frankl Viktor, professeur autrichien de neurobiologie et de psychiatrie, a par ailleurs remarqué que les personnes qui à Auschwitz parvenaient le mieux à affronter les difficultés du quotidien et lutter pour la survie étaient des gens qui arrivaient à donner un sens à leur vie en ayant un but bien précis à atteindre comme par exemple l’écriture d’un livre, retrouver sa famille que l’on aime etc. Frankl tire la conclusion que ceux qui arrivent à donner un sens à leur vie avaient davantage de motivation, plus d’intérêt et parvenaient à faire face aux frustrations plus facilement, à faire face aux exigences du quotidien et même à transformer les obstacles en tremplin pour aller plus loin. De même, des enfants qui découvrent le sens de leur travail changent également d’attitude et de comportement ! Du  point de vue psychologique, tout enfant a la capacité à être altruiste, d’aimer, de donner et la capacité de haïr, de nuire et faire du mal. Nous avons tous la capacité de libre arbitre qui nous caractérise.

Il existe plusieurs sens donnée à l’agressivité :

  1. La bonne agressivité face à la vie, la petite montée d’adrénaline qui motive vers l’action. En revanche, trop d’angoisse n’est pas bon.
  2. L’agressivité qui est synonyme de violence.

Comment comprendre la violence ? Peut-on la comprendre ?

La violence a une signification psychologique et le constat est que les actes violents existent toujours dans des situations de communications interpersonnelles. Communiquer, c’est échanger intentionnellement ou non. La communication est une manière de manifester un comportement et la violence exprime toujours une tension qui ne peut plus être contenue par le psychisme. Cette tension surgit lorsqu’un enfant a un sentiment d’une rupture communicationnelle émotionnelle avec les autres, comme le fait de ne pas être reconnu ou d’être ignoré qui est la pire des violences que peut subir un enfant. En effet, c’est ignorer l’existence de l’autre. La pyramide de Maslow indique les besoins fondamentaux et parmi ces besoins figure le besoin d’exister et d’être reconnu. Or, le fait de ne pas être reconnu provoque une blessure au niveau de l’être qui est touché violemment dans l’estime de soi et encore davantage lorsque qu’il y a une intentionnalité derrière. Cela touche l’être psychologique et la réaction qui s’en suit est une attaque agressive soit contre une personne ou soit qui peut être déplacée sur des objets.

L’enfant manifeste un besoin paradoxal de sortir de l’exclusion et d’entrer à nouveau dans le groupe par la suite et de communiquer avec lui. Or, l’enfant violent ne parvient à trouver le moyen adéquat pour communiquer et cela provoque alors le rejet, la souffrance et l’enfant aura tendance à monter en symétrie. La violence est en quelque sorte le seul moyen pour imposer sa présence puisqu’il ne sait pas comment s’y prendre différemment pour s’insérer dans un groupe.

Il est nécessaire que l’enfant répare ses gestes avant de rejoindre le groupe. S’il abîme par exemple du matériel, il devra le réparer. Il s’agit de trouver une sanction qui ait du sens pour lui. Eviter à tout prix de punir un “[…] élève en lui donnant un livre à lire pendant les vacances ! Comme s’il fallait, dans l’esprit d’un élève difficile, associer lecture et punition !” (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

Le SRED  (service de recherche en éducation), Famille, Ecole et Quartier a essayé de comprendre les raisons de l’échec scolaire ou des problèmes de comportement chez les élèves. Il ressort de l’étude que les élèves qui avaient des problèmes scolaires et de comportement vivaient subjectivement un sentiment d’exclusion. L’étude a été plus loin et a démontré que ces élèves appartenaient également à des familles qui étaient elles-mêmes exclues socialement. Elle vient attaquer le besoin narcissique, de l’estime de soi de l’enfant. L’exclusion de l’enfant provoque des dégâts.

Lorsqu’un enfant en agresse un autre, il y a derrière un besoin de contrôler quelqu’un, de dominer quelqu’un parce qu’il ne parvient pas à se contrôler lui-même (faiblesse au niveau du développement affectif qui entraîne ce besoin de domination). Faire subir quelque chose à un animal par exemple pour qu’il se comporte d’une certaine manière, comme si le fait de contrôler l’autre pouvait d’une certaine manière donner l’impression d’avoir un contrôle sur soi-même.

Lorsque l’enfant est contrarié, l’aider à nommer l’émotion, lui donner du afin qu’ils puisse le transformer dans une possibilité d’accomplissement. En effet, il existe des enfants qui ont vécu une enfance catastrophique et qui ont pu faire le saut de l’autre coté et sont devenus extrêmement doués dans les domaines où ils n’étaient pas doués.