Comment stimuler une saine estime de soi de mon enfant ?

L’estime de soi de votre enfant est leur fondation mentale. Un enfant sûr de soi est confiant, sûr, heureux, équilibré et atteint plus facilement le succès. Il peut notamment résoudre les problèmes qui se présentent à lui et il se développe grâce à vous qui êtes bienveillants envers lui.

Mais voyons à présent quelles sont les bonnes manières pour construire une saine estime de soi de votre enfant:

Le plus important est d’accepter votre enfant pour qui il est et de l’aider à faire de même. Enseigner à votre enfant que personne n’est parfait et que tout le monde fait des erreurs. Se référer à l’article « savoir tirer parti de ses erreurs et de ses réussites » qui a été publié le 17 juillet 2014. Vous découvrirez comment l’aider pour qu’il change peu à peu d’état d’esprit et qu’il ne voit plus l’erreur comme une source de frustration.

Les enfants qui ont construit une forte estime de soi sont en mesure de mieux tirer parti de leurs erreurs et de les appliquer lors de prochaines occasions. Au contraire, les enfants ayant une faible estime de soi deviennent frustrés et ont recours à des comportements où ils se dévaluent, du type «je suis stupide», « je suis nul » et promettent de «ne jamais essayer encore une fois ». Se référer à l’article « comment construire ou reconstruire l’estime de soi de votre enfant » qui a été publié le 1er mai 2014. Vous y apprendrez comment l’aider à prendre ou reprendre confiance en lui.

Aider votre enfant à découvrir ses capacités et ses talents et encouragez les exutoires afin qu’il puisse se construire et s’améliorer. Félicitez votre enfant non seulement pour des améliorations dans ses capacités et ses compétences, mais également pour les traits qu’il possède naturellement.

Il s’agit d’encourager l’enfant à faire des choix positifs et d’ouvrir un dialogue honnête avec lui. Les enfants qui apprennent à faire des choix quand ils sont plus jeunes sont bien préparés pour les choix plus difficiles qu’ils ont à faire lorsqu’ ils sont plus âgés.

Assurez-vous que vous passez beaucoup de temps de qualité avec votre enfant, au moins une fois par semaine. Lors des commissions par exemple, prendre le temps de parler et de rester en contact avec lui. Lorsqu’une semaine trépidante s’annonce, mettre à profit le temps passé lors d’un trajet en voiture ou lorsqu’il vous aide à ranger les commissions par exemple pour discuter avec lui. Se référer à l’article « la protection du bien-être émotionnel de l’enfant » qui a été publié le 25 septembre 2014. Vous découvrirez notamment la période la phase à laquelle votre enfant se développe le plus rapidement et les raisons de la nécessité de s’assurer que les besoins affectifs de votre enfant soient assouvis.

Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous conseille également la lecture suivante qui traite de l’influence du comportement parental sur la réussite de votre enfant :

– Develay, Michel (1998). Parents, comment aider votre enfant ? Paris, ESF.

Les loisirs et les compétences scolaires de l’enfant

Les loisirs comportent de nombreux avantages pour l’enfant. Cela lui donne l’occasion de s’exprimer, de se découvrir et de construire son estime de soi entre autres.

Référez-vous à l’article « Construire ou reconstruire l’estime de soi de votre enfant » qui a été publié le 1er mai si vous souhaitez en savoir davantage concernant cette thématique.

Parenthèse effectuée, les loisirs ont également l’avantage de permettre à l’enfant d’apprendre de nouvelles choses en s’amusant sans avoir l’impression de travailler et c’est vraiment sensationnel pour lui. Un enfant intéressé par la collecte des roches par exemple apprend sur la géologie et la science tandis qu’un enfant passionné par l’invention et l’écriture d’histoires apprend sur la structure de la phrase et la grammaire. Les loisirs apprennent à l’enfant à établir et à atteindre des objectifs, résoudre des problèmes et prendre des décisions. Les centres d’intérêts de l’enfant peuvent également souvent lui donner envie à l’avenir de poursuivre ses futures études en lien avec sa passion.

Les enfants qui ont des loisirs suivent généralement les loisirs de leurs parents car ils ressentent si l’on est passionné par quelque chose et y adhèrent avec passion également. Au contraire, il est beaucoup plus difficile de transmettre à l’enfant quelque chose par lequel nous ne sommes pas spécialement passionné. L’enfant aura besoin d’espace pour pratiquer sa passion, ainsi il sera nécessaire de trouver avec lui une zone désignée spécifiquement pour qu’il puisse travailler, enfin disons plutôt pour qu’il puisse s’épanouir dans sa passion ! 🙂

Il est essentiel au début d’offrir un étayage à l’enfant afin de l’orienter, le soutenir et l’encourager. C’est le moment opportun de lui apprendre des bonnes habitudes de travail telles que suivre des instructions de manière attentive et précise ou encore à établir, suivre des d’objectifs et bien planifier l’atteinte de ces derniers. Montrer à l’enfantqu’il est tout à fait normal, quand il commence à devenir frustré face à un obstacle rencontré et même avant, que cela lui demande des efforts et nécessite de la pérsévérance de sa part. C’est aussi le moment opportun pour lui parler de sa responsabilité personnelle et de lui montrer combien il est important de bien prendre soin de son lieu de travail et de son matériel.

Les enfants seront bien évidemment plus encouragés à travailler sur leurs passions si les activités comme regarder la télévision ou jouer à des jeux vidéos sont limités :). Il a été noté par les experts que vers l’âge de 15 ans, la moyenne des enfants a passé davantage de temps devant la télévision que dans une salle de classe !!! Encore une fois, montrer le bon exemple aux enfants est crucial. Au lieu que l’enfant regarde quatre heures de TV le samedi, éteindre l’écran TV et l’enfant s’investira plus facilement sur sa passion qu’il aura du plaisir à poursuivre. Cela aura l’avantage de favoriser son développement.

Pour les jeunes enfants entre 1 et 4 ans, comme le souligne le professeur Marcel Rufo dans son nouvel ouvrage intitulé « Tu réussiras mieux que moi » et qui sera d’ailleurs notre invité pour une prochaine Interview, il met en évidence que les enfants de milieux modestes ou de l’immigration sont en retard à leur entrée à l’école enfantine (ou petite section de maternelle en France). Ils sont timides, inhibés et s’expriment avec difficulté dans leur langue (dans ce cas le créole seychellois). Il souligne tout particulièrement le rôle positif des crèches pour les enfants de milieux défavorisés car il améliore le comportement de ces enfants à l’entrée en maternelle (moins d’inhibition et meilleur langage). C’est très positif car cela favorise leur réussite scolaire.

Les loisirs et les passions sont des parties gratifiantes et enrichissantes de nos vies. Il est ainsi essentiel de faire en sorte à encourager un enfant à explorer ses propres intérêts et lui offrir les moyens de les développer dans le cadre familial. Cela l’aide à améliorer son expression, l’aide à se découvrir et l’aide à prendre confiance en lui.

Construire ou reconstruire l’estime de soi de votre enfant

On a souvent dit que les enfants apprennent ce qu’ils vivent . Donc, si vous êtes à la recherche d’un endroit pour commencer à aider votre enfant à développer son estime de soi positive et son amour propre, alors vous devriez commencer par lui montrer que vous avez une estime de vous positive. Mettez en valeur vos compétences, sans vous dévaloriser. Soyez positif quand vous parlez de vous et mettez en valeur vos points forts. Cela apprendra à votre enfant qu’il est normal d’être fier de ses talents, compétences et aptitudes.

Votre enfant bénéficie aussi grandement d’être félicité. Pour la construction de l’estime de soi de votre enfant, il est important de trouver des choses sur lesquelles vous pouvez le féliciter. Donnez-lui un travail que vous savez qu’il est capable de faire et une fois le travail terminé, le féliciter pour le travail bien fait. Montrez à votre enfant que les actes positifs méritent des éloges.

Quand votre enfant se sent triste, en colère ou déprimé, communiquez ouvertement, honnêtement et patiemment avec lui. Écoutez-le patiemment sans juger ou critiquer. Discutez avec lui et aidez-le à mettre des mots sur ce qu’il ressent. Cela va l’aider à faire évoluer la situation difficile dans laquelle il se trouve. Avec une telle façon de faire, votre enfant aura davantage confiance en vous et viendra davantage vers vous lorsqu’il se sentira triste ou fâché une prochaine fois. Il saura qu’il peut venir échanger avec vous sur ses émotions la prochaine fois qu’ils se sentira mal, et cela le rassure et l’aide.

Enseignez à votre enfant l’importance de fixer des objectifs et élaborer un plan pour atteindre ces derniers. Les petits projets sont les meilleurs afin de commencer. Je vous conseille de partir des centres d’intérêts de votre enfant. C’est ce que j’ai fait avec un de mes élèves passionné de magie. Vous allez me dire, mais s’il est passionné par ce thème, comment puis-je concrètement allier des objectifs scolaires à sa passion ? Intéressez vous tout simplement à ce qu’il propose, soyez ouvert et considérez sa passion en ne la relayant pas au second plan parce qu’elle n’est pas prévue au programme scolaire, lâchez-vous et soyez créatif :D. Il est allergique lorsqu’il doit prendre un outil scripteur (comme un crayon, vous pouvez quand même continuer de lire le blog, promis après j’arrête avec mon jargon d’enseignant :D) et rédiger quelques lignes ? Proposez-lui d’écrire ses tours de magie à l’ordinateur et il entrera en général plus facilement dans ce type de proposition, surtout si le but final est de rédiger son propre cahier de magie ! La présentation d’un petit spectacle de magie pourrait être l’aboutissement de ce travail et il en sera très fier. Le fait d’avoir pu présenter quelques tours devant un petit public met en valeur ses compétences.

Immortalisez ce moment en filmant et en faisant un petit montage vidéo par la suite par exemple, afin de pouvoir le revoir après autant de fois que nécessaire. Grâce à des projets de ce type, il prendra ainsi peu à peu confiance en lui. Au début, assurez-vous donc vraiment que c’est une tâche appropriée et pas trop complexe pour lui. Félicitez-le, encouragez-le également en cours du projet et pas seulement à la fin de ce dernier. Une fiche des progrès écrite l’aidera à visualiser les progrès déjà réalisés et le trajet qu’il reste à faire pour le terminer. Cela lui donnera confiance en lui car il verra qu’il est sur la bonne voie et évite qu’il ne se dévalorise au cours du projet. Pour l’exemple de la magie, ajoutez chaque fois par exemple son nouveau tour qu’il vient de rédiger à l’ordinateur. Ensuite, vous pourrez lui expliquer comment écrire une marche à suivre pour la magie ou vous pourrez également travailler l’orthographe dans un second temps. Essayez cette approche et vous verrez, partir de ses centres d’intérêts est vraiment sensationnel pour aider des élèves à entrer dans les apprentissages et retrouver confiance en leurs capacités d’apprendre. L’exemple des tours de magie n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Lorsque votre enfant a mal agi, faites ressentir à votre enfant que ce n’est pas lui que vous n’aimez pas, mais son comportement qui pose problème. Ce sont deux choses bien indépendantes que très souvent les enfants peinent à dissocier. Pour aider votre enfant à dissocier son comportement parfois inadapté ou ses échecs de l’amour que vous lui portez, dites-lui régulièrement que vous l’aimez de manière inconditionnelle. Dites-lui quelque chose du genre : “Tu es spécial pour moi. Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrive !”. Soulignons-le, le conflit ne compromet ni l’amour ni la confiance. Le conflit permet également à votre enfant de s’exprimer et de le préparer à la séparation après l’adolescence.