Un jeune garçon parle du Sens de la Vie et de l’Univers (Interview)

Dans cette petite vidéo, un père interroge son fils de 9 ans et lui pose les questions suivantes :

– La Terre est-elle au centre de l’univers ?

– Y’a t-il de la vie sur d’autres planètes ?

– Quel est le sens de notre vie ?

– Les événements de la vie sont-ils prédestinés ?

Partagez-vos avis ci-dessous à propos de cette vidéo impressionnante !

Nous pouvons voir à travers cette petite vidéo que le sens que nous donnons à notre vie dépend de la manière dont nous avons été socialisés et éduqués.

« Alphabet » Le nouveau film de Erwin Wagenhofer, un film consacré à la formation, – la déformation – le manque de formation ou à la possibilité de faire tout différemment. 

« Erwin Wagenhofer comprend le thème de l’ « éducation » de façon bien plus vaste et radicale qu’il n’est traité d’habitude. Presque tous les débats au sujet de l’enseignement à un cadre marqué par l’esprit de concurrence et à propager un type d’école, dans lequel les élèves amèneraient uniquement les meilleurs résultats. Wagenhofer par à contre-courant et investit les schémas de pensée qui se cachent derrière ces débats. Ce que nous apprenons, définit notre réserve de savoir, mais comment nous apprenons, définit notre pensée »

Comment réagir face à un enfant qui pleure sans cesse

C’est irritant, c’est frustrant et ça tape sur les nerfs. Bien que cela soit inacceptable, la pleurnicherie est l’un des moyens pour votre enfant d’attirer votre attention. Mais, comme d’autres mauvaises habitudes, vous pouvez les diminuer en employant quelques stratégies simples pour apprendre à votre enfant qu’il existe d’autres manières appropriées et efficaces de communiquer avec vous.

Tout d’abord, essayer de limiter les situations qui le déclenchent comme faire les commissions lorsqu’il a faim ;). Ne le laissez par exemple pas s’impliquer dans un jeu frustrant ou un projet avant le coucher. Il est également utile de lui annoncer une mauvaise nouvelle à l’avance comme par exemple: «encore deux carrousels et ensuite on rentre à la maison». Lorsque l’enfant sait à quoi s’attendre, il est en général plus à même de s’adapter que si on lui annonce soudainement, «maintenant on rentre à la maison».

Faites attention lorsque votre enfant vous parle. La pleurnicherie est parfois une réaction lorsqu’un enfant sent que vous ne lui donnez pas toute votre attention. Se référer à l’article « comment écouter les enfants s’exprimer » publié le 21 juin 2014 pour davantage d’information à ce sujet.

Lorsque le pleurnichement commence, ne pas réagir de façon excessive. Gardez une réponse simple, calme et neutre en ne vous laissant pas affecter car l’enfant cherche justement à faire que l’adulte cède lorsqu’il se met à pleurnicher parce qu’il désire faire cesser son comportement. Lui demander de répéter la demande sur un ton régulier et sans pleurnicher est important. Comme le souligne M. Jorge M. Dias Ferreira dans l’interview, le plus important est de ne pas céder aux caprices de l’enfant. Si l’adulte cède, l’enfant va alors déduire que la pleurnicherie est un bon moyen d’obtenir ce qu’il veut. Or, il s’agit de lui faire comprendre qu’il peut parler à l’adulte sans pleurnicher et il va falloir l’accompagner lorsqu’une telle émotion le submerge. Il a en effet besoin de l’adulte pour se contrôler et il va falloir le rassurer, lui parler avec calme et bienveillance, lui dire qu’il a le droit d’être en colère et lui expliquer pourquoi il ne peut pas avoir ce qu’il convoite. L’ignorer jusqu’à ce qu’il parle correctement et le féliciter pour cela une fois qu’il y parvient. Il s’agit ainsi de faire preuve de compréhension et de patience.

Parfois, pleurnicher peut être le résultat d’un traumatisme et de la difficulté rencontrée dans sa vie. Un divorce, une maladie, des difficultés familiales ou encore de graves problèmes à l’école peuvent être à l’origine de ce comportement. Il s’agira alors de porter une attention particulière et de qualité dans ce cas là pour que votre enfant puisse surmonter ce moment difficile. Votre pédiatre peut également aussi proposer des alternatives pour faire diminuer voire disparaître la pleurnicherie si l’écoute active et les autres moyens mis en oeuvre ne suffisent pas.

ebook cadeau

Comment s’occuper et aider l’enfant à grandir

Cette semaine, je partage des informations autour d’une superbe formation que j’ai suivie la semaine dernière sur « la violence à l’école et la carence d’autorité éducative » qui a été donnée par M. Jorge M. Dias Ferreira, psychologue scolaire au Service de l’enseignement, de l’évaluation et du suivi de l’élève auprès de la direction générale de l’enseignement obligatoire et qui par ailleurs, représente une ONG auprès de l’ONU. A titre d’information, cet article constitue de simples notes de cours et n’ont donc pas la prétention d’être exhaustives par rapport à l’ensemble du contenu qui a été traité durant la formation.

Dans notre société actuelle de consommation, la culture dominante prône souvent des « pseudos valeurs » relatives au fait de vouloir avoir tout, tout de suite, avec le moindre effort possible, le maximum de plaisir et le maximum de rentabilité. Les enfants peuvent être victimes d’un tel système qui peut aboutir à la « chosification » de la personne humaine. La personne devient ainsi un simple moyen or il faut qu’elle soit la finalité. Afin qu’un enfant puisse bien grandir, quelques conditions doivent être réunies, au risque d’engendrer des troubles du développement affectif qui engendrent à leur tour des difficultés cognitives chez l’enfant. Pour qu’il puisse bien grandir, l’autorité de l’adulte est alors nécessaire à son épanouissement.

Mais que signifie au juste le mot autorité ?

Il vient du latin auctoritas qui est relatif à auctare et augere et qui signifie favoriser, augmenter (rendre plus grand et plus considérable). Se référer à l’article ci-joint :

Carence d’autorité éducative

Il ne faut pas le confondre avec autoritarisme, synonyme de tyrannie et qui signifie la tendance d’une personne à abuser de son autorité, à l’exercer avec rigueur et qui cherche à l’imposer.

Pour éviter les troubles du développement affectif et les difficultés cognitives, comme le souligne M. Jorge Dias Ferreira, il s’agit de faire preuve d’autorité envers l’enfant : « Du point de vue éducatif, l’autorité des parents est aussi nécessaire aux enfants que l’affection […] un père ou une mère qui exerce son autorité ne le fait pas pour affirmer sa personnalité, mais pour aider l’enfant à dépasser une difficulté, pour le protéger d’un danger, lui permettre de se développer et de devenir indépendant. Par contre, l’autorité familiale mal comprise, rigide, tyrannique est aussi néfaste que la carence d’autorité éducative. Sans l’autorité, l’éducation est incertaine, la personnalité reste faible et inconstante, la conscience morale devient déficiente, l’individu vit dans l’insécurité et l’anxiété» (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

Le film « La cité de Dieu » qui se déroule dans un quartier violent de Rio de Janeiro et cela illustre parfaitement les conséquences réelles d’une carence d’autorité éducative, le mal-être, l’agressivité et la violence extrême que cela engendre pour les enfants vivant dans ce quartier très pauvre. Un excellent film à voir absolument 😉

Stanislas Komkewiczs, psychiatre et psychothérapeute, a étudié des détenus durant une longue période et il a étudié leur histoire. Il a fait le constat que les détenus avaient des facteurs communs qui pouvaient expliquer certains actes violents commis.

Exemples :

  1. Carence affective dans la petite enfance.
  2. Violence subie par les parents, notamment par le père.
  3. Dépendance à l’alcool, la drogue…

La criminologie s’est posé la question à propos des violences commises : Quel est le point qui est commun aux gens qui ont commis des actes violents ? Comment se fait-il que certains font des actes violents d’un seul coup, alors qu’ils n’avaient pas de passé judiciaire ? Le constat est que ces gens ont évolué dans un milieu familial et scolaire dans lequel il n’y avait pas de limites, de normes et sans jamais avoir eu de sanctions éducatives et sans jamais avoir eu de sentiment de culpabilité. Le problème avec cette absence de normes est que l’enfant ne développe pas le sentiment de culpabilité et lui envoie le message qu’il peut continuer et cela favorise malheureusement le crime. Il est donc essentiel d’investir l’enfant et de l’aimer sans condition. Ne pas aimer l’enfant parce que c’est un bon élève car si le fait d’exister est tributaire de réussir à l’école, cela ne sera pas bien pour le développement de l’enfant.

Par ailleurs, l’enfant éprouve le besoin de se confronter pour grandir. Vers l’âge de 2 ans et demi, l’enfant commence à s’affirmer en disant non. Cela signifie : laissez moi exister, laissez moi grandir. Le laisser s’affirmer tout en gardant le lien avec lui est essentiel. La confrontation engendre chez l’autre l’être et la vie et l’aide à devenir lui même, à s’affirmer et l’aide progressivement à savoir qui il est. Sinon, il ne grandit pas et surtout il risque d’avoir très peur d’avoir de créer un lien d’amitié avec quelqu’un dans la crainte d’être étouffé.

L’autorité est donc nécessaire pour que l’enfant puisse bien grandir et cela l’aide à affronter les difficultés du quotidien. Frankl Viktor, professeur autrichien de neurobiologie et de psychiatrie, a par ailleurs remarqué que les personnes qui à Auschwitz parvenaient le mieux à affronter les difficultés du quotidien et lutter pour la survie étaient des gens qui arrivaient à donner un sens à leur vie en ayant un but bien précis à atteindre comme par exemple l’écriture d’un livre, retrouver sa famille que l’on aime etc. Frankl tire la conclusion que ceux qui arrivent à donner un sens à leur vie avaient davantage de motivation, plus d’intérêt et parvenaient à faire face aux frustrations plus facilement, à faire face aux exigences du quotidien et même à transformer les obstacles en tremplin pour aller plus loin. De même, des enfants qui découvrent le sens de leur travail changent également d’attitude et de comportement ! Du  point de vue psychologique, tout enfant a la capacité à être altruiste, d’aimer, de donner et la capacité de haïr, de nuire et faire du mal. Nous avons tous la capacité de libre arbitre qui nous caractérise.

Il existe plusieurs sens donnée à l’agressivité :

  1. La bonne agressivité face à la vie, la petite montée d’adrénaline qui motive vers l’action. En revanche, trop d’angoisse n’est pas bon.
  2. L’agressivité qui est synonyme de violence.

Comment comprendre la violence ? Peut-on la comprendre ?

La violence a une signification psychologique et le constat est que les actes violents existent toujours dans des situations de communications interpersonnelles. Communiquer, c’est échanger intentionnellement ou non. La communication est une manière de manifester un comportement et la violence exprime toujours une tension qui ne peut plus être contenue par le psychisme. Cette tension surgit lorsqu’un enfant a un sentiment d’une rupture communicationnelle émotionnelle avec les autres, comme le fait de ne pas être reconnu ou d’être ignoré qui est la pire des violences que peut subir un enfant. En effet, c’est ignorer l’existence de l’autre. La pyramide de Maslow indique les besoins fondamentaux et parmi ces besoins figure le besoin d’exister et d’être reconnu. Or, le fait de ne pas être reconnu provoque une blessure au niveau de l’être qui est touché violemment dans l’estime de soi et encore davantage lorsque qu’il y a une intentionnalité derrière. Cela touche l’être psychologique et la réaction qui s’en suit est une attaque agressive soit contre une personne ou soit qui peut être déplacée sur des objets.

L’enfant manifeste un besoin paradoxal de sortir de l’exclusion et d’entrer à nouveau dans le groupe par la suite et de communiquer avec lui. Or, l’enfant violent ne parvient à trouver le moyen adéquat pour communiquer et cela provoque alors le rejet, la souffrance et l’enfant aura tendance à monter en symétrie. La violence est en quelque sorte le seul moyen pour imposer sa présence puisqu’il ne sait pas comment s’y prendre différemment pour s’insérer dans un groupe.

Il est nécessaire que l’enfant répare ses gestes avant de rejoindre le groupe. S’il abîme par exemple du matériel, il devra le réparer. Il s’agit de trouver une sanction qui ait du sens pour lui. Eviter à tout prix de punir un “[…] élève en lui donnant un livre à lire pendant les vacances ! Comme s’il fallait, dans l’esprit d’un élève difficile, associer lecture et punition !” (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

Le SRED  (service de recherche en éducation), Famille, Ecole et Quartier a essayé de comprendre les raisons de l’échec scolaire ou des problèmes de comportement chez les élèves. Il ressort de l’étude que les élèves qui avaient des problèmes scolaires et de comportement vivaient subjectivement un sentiment d’exclusion. L’étude a été plus loin et a démontré que ces élèves appartenaient également à des familles qui étaient elles-mêmes exclues socialement. Elle vient attaquer le besoin narcissique, de l’estime de soi de l’enfant. L’exclusion de l’enfant provoque des dégâts.

Lorsqu’un enfant en agresse un autre, il y a derrière un besoin de contrôler quelqu’un, de dominer quelqu’un parce qu’il ne parvient pas à se contrôler lui-même (faiblesse au niveau du développement affectif qui entraîne ce besoin de domination). Faire subir quelque chose à un animal par exemple pour qu’il se comporte d’une certaine manière, comme si le fait de contrôler l’autre pouvait d’une certaine manière donner l’impression d’avoir un contrôle sur soi-même.

Lorsque l’enfant est contrarié, l’aider à nommer l’émotion, lui donner du afin qu’ils puisse le transformer dans une possibilité d’accomplissement. En effet, il existe des enfants qui ont vécu une enfance catastrophique et qui ont pu faire le saut de l’autre coté et sont devenus extrêmement doués dans les domaines où ils n’étaient pas doués.

Incoming search terms:

  • carence dautorité

Comment gérer les repas ?

La plupart des parents se sont déjà sentis impuissants et frustrés devant un enfant difficile à table. Dans ces moments-là, on passe par beaucoup de sentiments, on essaie parfois de mettre des chantages en place. Nous aimerions que notre chérubin mange de tout et tentons désespérément de lui faire avaler ce plat. La bataille se livre surtout avec les légumes verts. Sachez tout d’abord que vous n’êtes pas les seuls, et que les gouts de votre enfant varieront souvent.

Voici quelques astuces qui pourront vous aider :

Les enfants ne mangent que lorsqu’ils ont faim. Si le vôtre n’a pas faim, ne le forcez pas à prendre un repas ou une collation. Ne lui apportez pas son repas devant la télévision, en espérant qu’il mangera mieux. Et s’il vient à table, ne l’obligez pas à toute force à finir son assiette. Respectez l’appétit de votre enfant, vous risqueriez seulement de mettre en place une lutte de pouvoir par rapport à la nourriture.

Les enfants ont souvent du mal avec le gout et l’odeur des nouveaux aliments. Ils refusent de les manger, ou les mettent à la bouche et les recrachent. Ne vous braquez pas, expliquez-lui d’où vient ce nouveau légume, quel gout il a, comment on peut le cuisiner. Représentez-le-lui régulièrement. Vous devez faire en sorte qu’il ne soit plus une nouveauté. Votre enfant devrait de lui-même vous en demander, au bout de quelque temps.

Lorsque nous avons des enfants, nous instaurons des « routines », heures de lever, de coucher, etc., vous devez faire de même, avec l’heure des repas. Et surtout, prenez garde que vos collations soient données au moins une heure avant les repas. Ainsi, votre enfant aura faim quand vous l’appellerez pour passer à table, il sera donc plus enclin à manger.

Sans que le repas devienne une bataille rangée avec les aliments comme munition, il doit rester un plaisir. Transformez-le en jeu : formez une tête avec les spaghettis, les boulettes pour les yeux et la sauce deviendra une bouche. Inventez des histoires : « le géant prend les arbres (brocolis), les trempe dans le fleuve (sauce béchamel) et les mange ». Incitez vos enfants à participer, vous verrez qu’ils sont très créatifs. Par contre, éliminez toutes les autres distractions : éteignez la télévision, enlevez les livres et les jouets de la table.

Demandez à votre enfant de vous accompagner en courses, demandez-lui de vous aider à choisir les produits. Faites-le participer, une fois rentré à la maison : faites-lui rincer les légumes, les éplucher, les mélanger, les mettre sur la table. Plus vous le ferez participer, plus il se sentira impliqué, plus il aura tendance à manger ce qu’il a préparé.

Nous avons tous tendance à offrir le dessert comme une récompense. D’une part, le chantage risque d’induire une lutte de pouvoir au niveau du repas, mais vous envoyez aussi inconsciemment le message à votre enfant que le dessert est le meilleur aliment du repas. Évitez cette situation. De plus, les desserts doivent rester occasionnels. Les fruits, les yaourts devraient les remplacer pour une alimentation plus saine.

Vous pouvez devenir un peu sournois, en ajoutant du brocoli haché à la sauce spaghetti, en rajoutant des tranches de courgettes très fines dans votre gratin, des carottes ou des haricots verts dans votre hachis Parmentier, incorporez des légumes dans les smoothies, etc.

Enfin, ne tombez pas dans le piège de confectionner un repas différent à votre enfant, s’il refuse le plat que toute la famille mange. Vous ne feriez que l’encourager. Proposez-lui sans le forcer. Ces aliments lui devenant familiers, il finira sans aucun doute par y goûter.

N’oubliez pas que les enfants apprennent en imitant et que vous restez un modèle à leurs yeux. Si vous-même mangez de tout, de façon variée, en privilégiant les aliments sains, votre enfant sera plus susceptible de faire comme vous.

Ces quelques conseils devraient vous aider. N’oubliez pas que les habitudes alimentaires de votre enfant ne changeront pas du jour au lendemain. Tout comme vous, votre enfant peut ne pas aimer un aliment. Si vous désirez d’autres idées pour que votre famille soit en pleine forme et mange équilibré, des recettes de smoothies…

Comment réagir face à un questionnement à propos des règles de vie mises en place ?

Les enfants sont curieux de nature. Eh oui ! :). Par principe, les jeunes enfants posent des questions car ils souhaitent mieux comprendre quelque chose. Lorsqu’ils atteignent l’adolescence, c’est en général parce qu’ils souhaitent mieux comprendre les raisons pour lesquelles quelque chose est important et pourquoi ils devraient aussi ressentir les mêmes préoccupations que l’adulte. Indépendamment de leur âge, il est impératif que lorsque les règles et les attentes sont énoncées, l’enfant comprenne qu’il n’y a pas de place pour remettre en cause les règles mises en place et les conséquences d’une violation des règles.

Les jeunes enfants ne comprennent généralement pas une longue explication du pourquoi il est important qu’ils soient de retour à la maison à une certaine heure ou pourquoi ils ne sont pas autorisés à jouer au ballon dans la maison. Cependant, la seule chose qu’ils cherchent à faire la plupart du temps est de rendre leurs parents fiers et heureux. Lorsqu’un jeune enfant demande «Pourquoi?» ou «Pourquoi pas?», lorsqu’il leur est expliqué qu’ils ne peuvent pas jouer avec quelque chose, quelqu’un ou encore les raisons pour lesquelles ils doivent obéir à une règle mise en avant, tout simplement leur expliquer que cela nous fait plaisir lorsqu’ils respectent les règles de la maison et qu’ils fassent ce que l’on attend d’eux. Eviter d’utiliser le terme «parce que je l’ai dit» qui ne fait qu’ajouter de la frustration et de la confusion pour lui.

Les enfants plus âgés, les adolescents demanderont probablement davantage d’explications des raisons. Quand ils remettent en question «Pourquoi?» ou «Pourquoi pas?», il est préférable de directement, honnêtement et clairement indiquer notre raisonnement. «Je vous ai demandé d’être la maison pour 17 heures parce que nous devons être chez le dentiste à 18h00 pour votre check-up et nous ne pouvons pas être en retard.» C’est aussi une excellente occasion de réitérer les conséquences de la rupture de la règle. «Si vous n’êtes pas à la maison vers 18 heures, vous n’irez pas chez votre ami ce week-end». Etre cohérent, ferme et clair.

Bien que votre enfant puisse vous défier en demandant votre raisonnement à propos des raisons de la mise en place d’une règle, il montre aussi qu’il grandit et qu’il se différencie de l’adulte (pensée autonome). Eviter de se mettre en colère ou se sentir frustré quand ils posent des questions et réaliser que c’est leur façon de comprendre leur monde autour d’eux.

Attendre le meilleur de l’enfant

Si nous attendons et croyons que l’enfant réussira bien, alors c’est souvent ce qui se réalisera pour lui. En effet, nos convictions et croyances se répercutent sur l’enfant qui très souvent ressent ce que l’on projette sur lui (tant le positif que le négatif).

Petite parenthèse, certains enfants et notamment les enfants psychotiques ressentent et perçoivent souvent des éléments divers nous concernant dont nous n’avons même pas conscience. Un exemple assez frappant que j’ai vécu est celle d’une élève psychotique qui a perçu très tôt que l’une de mes collègues était enceinte en lui posant la question si elle avait un enfant dans son ventre, alors qu’on ne voyait encore rien de la grossesse! Plutôt surprenant, n’est-ce pas?

Il est donc essentiel d’être bienveillant envers l’enfant afin qu’il puisse construire une image de soi qui corresponde à cette croyance. Si nous n’attendons rien de spécial de l’enfant alors il y a de très fortes chances qu’il deviendra paresseux et cela confirmera nos attentes à leur égard (le cycle vers l’échec commence). Si, d’autre part, nous attendons de l’enfant qu’il réussise, qu’il soit productif, créatif, responsable et que nous sommes profondément et honnêtement convaincu que c’est vrai, alors l’enfant ne pourra pas s’empêcher de saisir l’occasion de confirmer nos attentes à leur égard au travers d’actions positives. Il s’agit donc d’exiger rien d’autre que le meilleur de l’enfant et il faut s’attendre à ce qu’il réponde à nos attentes.

Le fait de féliciter l’enfant souvent quand il effectue une bonne action ou lorsqu’il accomplit une nouvelle tâche est essentiel. Établir des règles simples, claires et cohérentes pour qu’il sache exactement ce qui est attendu et les conséquences de la mauvaise conduite lorsqu’il enfreind les règles. Maintenir autant que possible une routine quotidienne cohérente et s’assurer qu’il dispose de beaucoup de temps pour pratiquer du sport ou pour jouer et socialiser avec ses amis. L’encourager à apprendre à effectuer les choix appropriés et l’encourager à s’autonomiser. Il s’agit également de permettre à l’enfant de parler de ses sentiments forts car cela l’aide à évacuer sa colère et sa frustration (cf. article déjà paru sur l’écoute active).

Il est important d’être un modèle pour l’enfant, cela est vraiment essentiel pour son développement harmonieux. Il s’agit de faire des choix appropriés et d’être ferme tout en étant juste pour discipliner l’enfant. S’assurer de passer beaucoup de temps de qualité avec votre enfant et l’encourager à participer à des activités qui favorisent la coopération et un sentiment d’accomplissement se révèle très bénéfique pour le développement de sa maturité psycho-affective. Si vous avez de grandes attentes à l’égard de votre enfant, vous serez pleinement satisfait lorsqu’il sera plus grand.

Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous conseille la lecture suivante qui traite de l’influence du comportement parental sur la réussite de votre enfant :

– Develay, Michel (1998). Parents, comment aider votre enfant ? Paris, ESF.

Le rôle du jeu dans le développement des enfants

Nous avons tous entendu le terme « Oh, c’est un jeu d’enfant. » Cela renvoie à quelque chose de facile, frivole et le jeu est souvent dévalorisé car il renvoie à l’amusement. Toutefois, il est essentiel au développement mental, social, émotionnel et physique de l’enfant. Par ailleurs, l’apprentissage ou l’introduction de nouvelles notions scolaires par le jeu se révèle également être très efficace pour tous les enfants et il convient particulièrement bien aux enfants en grande difficulté scolaire. Il fait partie des outils indispensables de l’arsenal pour raccrocher l’enfant aux apprentissages scolaires. Le jeu est ainsi essentiel à tous les domaines de la croissance et du développement d’un enfant.

Le jeu mobilise l’énergie positive de l’enfant et il faut profiter de cet enthousiasme que suscite le jeu pour faire progresser l’enfant. Le jeu renforce et affine les petites et grandes habiletés motrices. Par ailleurs, il accroît également l’endurance et la force.

L’apprentissage sensoriel se développe la plupart du temps par le jeu. Il favorise également la mémorisation, la créativité, l’attention entre autres (compétences transversales). Le jeu est important pour le développement physique, la croissance et le développement de l’enfant ne pourrait s’effectuer normalement sans la phase de jeu. En effet, l’enfant se développe par la travail qui intègre la dimension plaisir qui n’exclut pas l’effort.

Les enfants possèdent une curiosité naturelle. Ils explorent, apprennent et donnent un sens à leur environnement en jouant. Cette activité d’apprentissage doit être mise en place en veillant à l’âge approprié des jeux auquels l’enfant joue en fonction de son niveau.
Le jeu permet également aux enfants de connaître des choses sur le monde et d’apprendre. Par le jeu, les enfants peuvent notamment apprendre les concepts de base tels que les couleurs, le comptage, la façon de construire des choses ainsi que la mise en place progressives de stratégies gagnantes. La pensée et les capacités de raisonnement sont ainsi à l’œuvre chaque fois qu’un enfant se livre à un certain type de jeu.

Les enfants apprennent à se décentrer (attendre leur tour pour jouer par exemple), devenir autonome et obéir à des règles. Ils apprennent également à appartenir à un groupe et à faire partie d’une équipe. Autre aspect bénéfique : Le jeu permet aux enfants d’obtenir, de conserver les amis tout en s’amusant, de s’épanouir et améliore l’estime de soi (compétences de socialisation). Les jeux symboliques, tels que jouer au docteur, à la maman etc, permettent d’exprimer l’émotion comme la colère, la peur, la frustration, le stress et découvrir des façons de faire face à ces sentiments et les maîtriser.
Les jeux d’assemblage tels que construire des bâtiments et des villes imaginaires avec des blocs ou encore construire avec les moyens du bord une tente au milieu du salon pour faire du camping est très constructif pour les enfants ! Si si ! 😉