Comment améliorer sa mémoire

Je vous dévoilerai dans cet article quelques astuces pour améliorer notre méthode de mémorisation. Mais qu’est-ce que mémoriser au juste ? Pour A. de la Garanderie, « L’acte de mémoriser c’est lancer dans l’imaginaire de l’avenir ce que l’on veut y trouver ». Nous avons tous une capacité de mémorisation incroyable, il suffit juste d’appliquer la bonne méthode qui convient le mieux à chacun d’entre nous et le tour est joué ! Bien souvent, lorsque nous ne parvenons pas à mémoriser quelque chose, c’est qu’il y a eu un problème avec la méthode de mémorisation utilisée.

La mémoire est un processus neuronal qu’on parvient à peine à expliquer biologiquement. Sans trop rentrer dans des explications scientifiques, la mémoire est absolument nécessaire pour nous permettre d’acquérir des automatismes et nous permettre d’exprimer ce que nous avons vécu.

Tout comme l’attention ou la compréhension, mémoriser est un geste mental qui peut être appris, tout comme les gestes physiques que nous devons également apprendre lorsque nous pratiquons un sport ou un instrument. Précisons-le, le but de la mémorisation, c’est de retrouver la bonne information en temps utile et éviter ces fameux trous de mémoire ou encore les exclamations du type : « j’ai le mot au bout bout de la langue, il va me revenir, juste un instant … 🙂 « . Cela nous est déjà tous arrivé au moins une fois. Bien souvent, nous avons pas évoqué le projet de le réutiliser dans l’avenir, et c’est la raison pour laquelle notre cerveau peine à retrouver ce fameux mot qui est bien stocké quelque part dans notre mémoire, mais que le cerveau ne parvient plus à retrouver immédiatement.

C’est alors un peu comme si vous cherchiez un livre sensé être rangé sous la côte 612.82 SED mais se retrouvant sur la gauche de la côte 612.82 ISR. C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui en cherchant le livre « le cerveau pour les nuls » du Dr Frédéric Sedel et du Pr Olivier Lyon-Caen. J’ai mis environ une trentaines de secondes de plus à retrouver le livre, car il était malheureusement mal rangé. La mémoire fonctionne de manière similaire, c’est-à-dire que si un nouveau mot d’une langue étrangère n’a pas été bien mémorisé dans notre cerveau, la mémoire aura davantage de difficulté à retrouver ce mot lorsque vous en aurez vraiment besoin. Il est donc très important de mettre en place les meilleures conditions possibles lorsque nous révisons une leçon ou apprenons par exemple du vocabulaire d’une langue étrangère.

Comment notre mémoire est capable de mémoriser, de gérer et de retrouver les informations :

Concrètement, une première chose très utile à faire avant d’apprendre, c’est de boire un verre d’eau avant. Cela stimule directement les neurones et les connexions entre neurones (synapses) se feront plus facilement. Le fait de rajouter des émotions à l’apprentissage d’un mot par exemple et plus il aura des chances d’être mémorisé. Des expériences sensorielles fortes favorisent également la mémorisation d’un épisode (repas dans un bon restaurant par exemple).

Ensuite, pour utiliser sa mémoire de manière optimale, il est bénéfique de :

Mettre en place une banque de données en stockant, classant, formulant, assimilant et en comprenant les informations à mémoriser. Transformer avec ses propres mots, faire des résumés, écrire des bouts de phrases, mettre des mots-clés, raconter son cours par exemple. Nous pouvons également transformer avec nos propres images, se faire un film ou se dessiner des schémas par exemple. Cela aidera à retrouver l’information. Comme nous l’avons vu avec l’exemple du livre mal rangé, une information mal classée ou stockée sera plus difficilement retrouvable en temps opportun.

Pensez, imaginez la manière dont on va réutiliser ces informations mémorisées à l’avenir. Il s’agit d’imaginer la situation future comme si on y était. Ainsi, on range le livre à la bonne place dans l’étagère. Prenons l’exemple du mot « das Wörterbuch » en allemand qui veut dire le dictionnaire. Nous pourrions alors nous imaginer être en allemagne et avoir besoin de demander un dictionnaire pour traduire un mot par exemple. Les situations peuvent également être imaginées.

On appelle ce processus « jeter des ponts vers l’avenir » car l’on se projette dans une situation future réelle ou imaginée. Si nous reprenons le mot du dictionnaire, nous pouvons nous dire : J’apprend le mot « das Wörterbuch » aujourd’hui; je sais que j’en aurai besoin au test dans 3 jours; on va me le demander lors de l’examen à blanc; je devrai le savoir pour l’examen final; je l’utiliserai lorsque je serai en allemagne.

Il s’agit ensuite de mobiliser sa mémoire pour repêcher les informations mémorisées. Pour cela, il est très important de :

Se mettre dans un état positif et éviter de se dire ou croire que l’on n’arrivera pas à récupérer les informations lors d’un examen par exemple. Le stress n’améliore guère les capacités de récupération des données. Le stress agi comme un virus dans notre cerveau et peut le ralentir, tel un disque dur ralenti par un virus.

Il s’agit de laisser venir en se mettant en situation de quand je savais. Ainsi, nous ouvrons notre mémoire et cela revient plus facilement.

Le fait d’entraîner ce processus souvent crée des automatismes et accélère le processus de mobilisation des informations que nous avons mémorisées. Par ailleurs, en bloquant toutes les nuisances sonores de l’extérieur ; en nous réfugiant dans un espace confiné et silencieux puis en nous protégeant des pensées parasites, nous réussissons à développer notre capacité de mémorisation. Le mental est ainsi réduit au silence et l’imagination vient au secours de la mémoire pour l’aider à retenir une chose puis une autre.

Trois autres mesures qui semblent également améliorer notre intellect sont la restriction calorique, l’activité physique régulière et une activité intellectuelle soutenue (lecture). Si votre enfant regarde la télé en grignotant, proposez-lui donc autre chose 🙂